Découvert en 2007 par l’astronome suisse Michel Ory, cet astéroïde a été nommé en référence à la région picarde, à la suite d’échanges avec Pierre Barroy, physicien à l’UPJV. Une initiative qui illustre le lien entre recherche, passion du ciel et ancrage territorial, tout en offrant une visibilité inattendue à l’échelle du système solaire.
Une terre de sciences
L’attribution de ce nom s’inscrit dans une histoire scientifique ancienne. La Picardie a notamment accueilli Jean-Dominique Cassini, figure majeure de l’astronomie moderne, témoignant d’un lien ancien entre le territoire et l’exploration du ciel.
Aujourd’hui, cette dynamique se poursuit à travers l’UPJV, dont les activités de formation et de recherche irriguent l’ensemble du territoire, d’Amiens à Saint-Quentin, en passant par Beauvais, Creil ou Soissons. Par ses laboratoires et ses enseignants-chercheurs, l’université contribue activement à la production et à la diffusion des connaissances, dans de nombreux domaines scientifiques.
Ce baptême fait ainsi écho à un engagement durable : celui de faire vivre la recherche au plus près des territoires, tout en participant aux grandes dynamiques scientifiques nationales et internationales.
(402852) Picardie : une présence dans la ceinture d’astéroïdes
Classé parmi les « planètes mineures », (402852) Picardie appartient à la ceinture principale d’astéroïdes, située entre Mars et Jupiter. Comme tous les objets de cette catégorie, il orbite autour du Soleil sans répondre aux critères définissant une planète.
Sa dénomination répond à un processus précis : une fois son orbite suffisamment caractérisée, l’objet reçoit un numéro officiel. Le découvreur peut ensuite proposer un nom, validé par les instances internationales compétentes, inscrivant durablement cet objet dans la nomenclature astronomique.
(402852) Picardie rejoint ainsi d’autres astéroïdes liés à notre territoire, comme (5231) Verne, en hommage à Jules Verne, ou encore (12100) Amiens.
Une manière de relier science, patrimoine et imaginaire, tout en inscrivant durablement la Picardie – et l’UPJV – dans la carte du ciel.