Vêtus de leurs blouses, les élèves ont mené un TP de chimie consacré à l’hydrodistillation, une technique d’extraction d’huiles essentielles. Lavande et clémentines ont embaumé les paillasses, tandis que curiosité, rigueur et enthousiasme rythmaient les manipulations.
Résultat : 4 heures de TP intensives, après déjà 4 heures de cours dédiées au projet au collège depuis le début de l’année. De vrais chimistes en herbe !
Un projet construit main dans la main
Ce projet ambitieux est mené depuis septembre 2025 avec deux enseignantes-chercheuses de l’UPJV : Caroline A. Ahad Hadad et Maria Emilia Cano. Leur implication, aux côtés des enseignants du collège, des inspecteurs (IPR) et de l’équipe éducative, illustre une collaboration exemplaire entre secondaire et supérieur.
Les élèves, très motivés et constamment engagés, ont travaillé en binômes, expérimenté, observé, questionné. « Il y a vraiment une bonne collaboration entre nos élèves, nos enseignants et les enseignantes-chercheuses du LG2A », se réjouit Jérôme Berna, principal du collège.
Sciences, égalité et perspectives d’avenir
Inscrit dans le cadre du plan Filles et Maths, le dispositif mis en place porte déjà ses fruits. La classe compte davantage de filles que de garçons, une dynamique qui renforce la confiance des jeunes filles et leur projection dans les filières scientifiques.
Au-delà de cette journée au laboratoire, le projet s’inscrit dans une vision à long terme, construite collectivement entre le collège et l’université.
« L’avenir s’annonce très prometteur : dès 2026-2027, nous poursuivrons l’expérimentation avec les élèves déjà engagés et ouvrirons une deuxième classe CHAMS en 4ᵉ, autour d’un nouveau projet mathématiques », souligne Jérôme Berna.
Une dynamique qui confirme la volonté de faire vivre la science autrement, en misant sur la collaboration, l’ambition et l’égalité des chances, dès le collège.