Contenu | Menu | Autres menus ?

Accueil
Sciences Humaines et Sociales
Université de Picardie Jules Verne

Les forêts : un isolant thermique à l’échelle planétaire

Vous êtes ici : Accueil > Recherche > Présentation > Actualités

International, Recherche, Presse, Sciences, UNE

Actualité le 01-04-2019

[Recherche] C'est la première fois qu'une équipe de recherche évalue l'effet de tampon microclimatique des forêts à l'échelle planétaire et démontre que celui-ci augmente avec la sévérité des températures extérieures.


Forêt domaniale de Compiègne - Jonathan Lenoir

Forêt domaniale de Compiègne - Jonathan Lenoir

Une équipe de recherche internationale, dont un chercheur CNRS du laboratoire Écologie et Dynamique des Systèmes Anthropisés (CNRS / Université de Picardie Jules Verne), a montré que la couverture forestière, à l’échelle planétaire, agit comme un isolant thermique refroidissant le sous-étage forestier quand les températures hors couvert sont chaudes. Si cet effet de tampon microclimatique est déjà bien connu, c’est la première fois qu’une équipe de recherche l’évalue à une échelle globale et démontre que celui-ci augmente avec la sévérité des températures extérieures. Ces résultats, ré-affirmant l’importance des forêts pour tamponner les effets néfastes du réchauffement climatique, sont publiés dans la revue Nature Ecology & Evolution ce lundi 1er Avril 2019.





Les organismes des écosystèmes forestiers bénéficient de l’isolation thermique du couvert végétal, sous lequel les conditions microclimatiques sont bien souvent découplées des fluctuations du macroclimat extérieur. La communauté scientifique appelle ce phénomène « le tampon microclimatique ».

Dans cette nouvelle étude, des chercheurs issus de neuf pays ont démontré que ce phénomène de tampon microclimatique est plus important que l’amplitude du réchauffement climatique observé sur le dernier siècle à l’échelle globale, et que ce pouvoir tampon augmente avec la température extérieure : plus l’air ambiant au-dessus de la canopée est chaud et plus les températures maximales refroidissent sous la canopée forestière.

Sur la base d’une synthèse bibliographique regroupant les résultats de 74 études scientifiques, l’équipe de chercheurs a évalué l’intensité du pouvoir tampon des forêts boréales, tempérées et tropicales sur cinq continents différents : les températures maximales sous couvert forestier sont en moyenne 4°C plus fraîches qu’hors couvert forestier, avec des écarts beaucoup plus importants en forêt tropicale qu’en forêt tempérée ou boréale. De plus, les chercheurs ont montré que plus les conditions extérieures sont chaudes et plus le pouvoir tampon des forêts augmente, révélant ainsi la fonction d’isolant thermique de la couverture forestière en contexte de réchauffement du macroclimat extérieur.

Ces résultats mettent en lumière l’importance de la couverture forestière comme bouclier thermique pouvant atténuer l’intensité du réchauffement ressentie par les organismes inféodés aux écosystèmes forestiers. Sur la base de ce constat, il est possible de proposer des stratégies de gestion forestière permettant d’agir, via le couvert arboré, sur le microclimat sous-couvert forestier et ainsi de limiter les effets néfastes du réchauffement climatique sur la biodiversité forestière.

Les forêts : un isolant thermique à l’échelle planétaire (communiqué de presse)

Contact :
Jonathan LENOIR
Docteur Ingénieur en Sciences Forestières,
Chargé de Recherche CNRS en Biostatistique
Laboratoire EDYSAN (CNRS/UPJV)
jonathan.lenoir@u-picardie.fr

Informations pratiques

  • le 01-04-2019
Partager


Outils

Accès

Dossiers

Réseaux

Haut de page