Les 4 thématiques

Les 4 thématiques

Le projet e.sense s’articule autour de quatre thématiques complémentaires, pensées pour répondre aux enjeux énergétiques de demain

Sciences du stockage

Optimiser le stockage de l’énergie pour répondre aux besoins croissants de nos sociétés.

Dans un contexte d’électrification croissante, l’optimisation de l’utilisation de l’énergie devient un enjeu majeur. Cette tendance se traduit par une augmentation significative de la demande en dispositifs de stockage répondant aux exigences de la situation actuelle. Cependant, leur production soulève des problématiques d’approvisionnement en ressources et de maîtrise des coûts. Il est donc essentiel de développer des dispositifs mieux adaptés aux besoins actuels et futurs, tout en renforçant les infrastructures de stockage existantes. Dans cette optique, nous mettons en synergie les compétences de nos partenaires et des chercheurs de l’Alliance A2U pour apporter des réponses concrètes aux enjeux du stockage de l’énergie

pour les rendre plus efficaces sur le plan énergétique

Le stockage électrochimique

Les batteries actuelles dépendent largement de ressources minérales non renouvelables, telles que le lithium, le nickel et le cobalt, dont l’exploitation et le recyclage présentent des impacts énergétiques et environnementaux élevés. La disponibilité limitée de ces matériaux et leur répartition géographique inégale entraînent de fortes variations de prix, des tensions géopolitiques et des risques de pénurie.

Dans ce contexte, les tensions sur les prix des batteries devraient perdurer à court terme.

Il est donc essentiel d’anticiper ces situations :

1.

En explorant de nouvelles réactivités et chimies et proposer des solutions alternatives

pour remplacer des matériaux importants obtenus à partir des matières premières les plus critiques (ou qui le deviendront si la quantité requise augmente) tout en préservant les performances et en évitant d'étendre davantage notre empreinte environnementale.

2.

En développant de nouveaux procédés de fabrication

(traitement à sec, électrode sans solvant, synthèse de matériaux à faible énergie,) pour les technologies actuelles. Créer des techniques d'impression 3D pour ajuster la taille 
et la forme de l'assemblage par exemple.

3.

En développant des outils intuitifs et simples

pour comprendre et prédire la réactivité des composants des batteries et pour estimer leur impact écologique, leur consommation d'énergie et l'impact des coûts depuis la matière première jusqu'au recyclage du système de stockage.

Stockage de l’hydrogène

Le stockage solide de l’hydrogène (c’est-à-dire par la formation d’hydrures métalliques ou complexes) est une méthode de choix pour les utilisations pour lesquelles la compacité et la sécurité sont des paramètres cruciaux et est particulièrement adaptée à la production locale (lien avec la photocatalyse, WP1).

Cette approche trouve des applications variées, allant des usages courants, comme la production d’eau chaude grâce à la chaleur solaire, aux applications plus techniques, comme l’amélioration du rendement des panneaux photovoltaïques, la gestion thermique des composants électroniques, le contrôle de la température des batteries ou le maintien en condition d’équipements.

Cependant, ils souffrent encore d’inconvénients tels que de faibles capacités de stockage gravimétrique, des températures de fonctionnement élevées ou une mauvaise réversibilité. Ainsi, dans la lignée du PEPR H2 , des recherches sont encore nécessaires pour le développement d’hydrures utilisés comme matériaux de stockage réversible de l’hydrogène à proximité des conditions ambiantes.

Les moyens d’explorer le sujet dans E-SENSE comprennent :

1.

Utilisation des méthodes originales de modélisation et de calcul

comme CALPHAD ou le MachineLearning (en lien avec le PIA MAIA, coordonné par l'Université d'Artois) pour explorer de nombreuses compositions différentes et guider la synthèse de nouveaux matériaux.

2.

Découverte de nouveaux matériaux de stockage de l'hydrogène

(basés sur des éléments abondants et peu coûteux, des polyols bio-sourcés par exemple ou des composés à base d'azote) ayant une capacité de stockage gravimétrique supérieure à 3 % en poids à des températures inférieures à 100°C et une capacité de stockage volumétrique supérieure à 70 gH2 /L (c'est-à-dire supérieure à l'H comprimé2 à 700 bars ou à l'H cryogénique2 à 20 K).

L’énergie thermique

Dans un contexte de sobriété énergétique et d’augmentation des coûts énergétiques, la récupération de l’énergie fatale (perte d’énergie lors de la transformation énergétique) devient critique.
Cette approche est illustrée par la récupération de la chaleur du soleil pour chauffer l’eau pour notre usage quotidien mais elle a aussi des applications moins connues comme l’amélioration des performances des systèmes photovoltaïques qui perdent de leur efficacité lorsqu’ils chauffent, empêcher les composants électroniques de surchauffer, éviter de dépasser les limites de température des batteries lors de leur recharge, maintenir des températures minimales des équipements lorsqu’ils ne sont pas utilisés, etc.

Ces systèmes reposent généralement sur des matériaux à changement de phase (MCP) organiques, tels que les paraffines issues de la chimie pétrolière. Toutefois, des alternatives plus respectueuses de l’environnement, comme les acides gras (matériaux biosourcés) ou les sels hydratés (MCP inorganiques), présentent un intérêt croissant, malgré des comportements thermiques complexes (surfusion, recalescence, transitions multiples).

Le stockage latent, permettant une densité énergétique supérieure au stockage sensible, reste encore peu mature pour un déploiement à grande échelle. Le projet e.sense et ses partenaires visent ainsi à mieux caractériser les propriétés thermophysiques des MCP afin de maîtriser leur comportement thermique et de concevoir des solutions de stockage adaptées aux besoins applicatifs.