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Sciences Humaines et Sociales
Université de Picardie Jules Verne

Séminaire Roman et romanesque

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Ce que l’enquête fait au romanesque

On s’intéressera cette année à la notion d’enquête, en confrontant cette problématique actuelle de recherche aux objets traditionnels de l’équipe. Loin de constituer le contraire ni la caution de la fiction, l’enquête engage la fiction dans des voies et des fonctions que nous nous proposons d’étudier.

vendredi 6 novembre 2020
En visio-conférence (lien d'accès communiqué sur demande à christophe.reffait@u-picardie.fr)
Laurent Demanze, « Un romanesque de l’enquête : de l’élucidation à l’opacité consentie »

vendredi 12 février 2021, citadelle, salle E 215, 10:00-12:00
Christian Michel, « Enquête, indices et interprétation dans La Vénus d’Ille (ou The Murders in the Rue Morgue) »

Vendredi 16 avril 2021, citadelle, salle E 215, 14:00-16:00
Christophe Reffait, « Ce que l’enquête policière fait au romanesque chez Jules et Michel Verne, dans Le Beau Danube jaune et Le Pilote du Danube »

Séminaire doctoral intersite : Jeux vidéo et romanesque

Organisé par Isabelle Hautbout et Sébastien Wit.

Ce séminaire est composé de 4 séances de 2 à 2h30, disposées en amont et en aval du colloque de deux jours sur « Jeux vidéo et romanesque » qui se tiendra à l’UPJV les 4-5 février 2021. Les doctorant-e-s qui assisteront à ces quatre séances ainsi qu’à, au moins, deux demi-journées du colloque pourront valider un ensemble équivalant à 2 crédits ECTS. Le fait d’assister aux deux jours du colloque permettra de valider 1 crédit ECTS supplémentaire (pour un total de 3 crédits ECTS, donc).

Le colloque « Jeu vidéo et romanesque » des 4 et 5 février 2021 (Amiens, Logis du Roy) illustrera les grands axes esquissés dans l’appel à communications en s’interrogeant aussi bien sur les sources romanesques des jeux vidéo que sur la narrativité vidéoludique, les phénomènes de novellisation du jeu vidéo, ou encore l’influence en retour du jeu vidéo sur le roman contemporain.
Tandis que le colloque sera plus strictement centré sur le rapport entre jeu vidéo et romanesque, les séances de séminaire élargiront le propos aux rapports entre jeu vidéo et fictions médiatiques, en intégrant une réflexion sur les séries et des développements de sociologie de la culture.

Vendredi 15 janvier 2021 (10h-12h, en distanciel du fait des mesures sanitaires), Sébastien Wit et Isabelle Hautbout, Introduction générale

Jeudi-vendredi 4-5 février 2021 (Université d'Amiens, Logis du Roy), colloque sur « Jeu vidéo et romanesque »

Vendredi 12 mars 2021 (Université d’Amiens, citadelle, avec participation également possible à distance selon les cas, 10h-12h), Isabelle Casta (« Textes et cultures », Université d’Artois), « Dans la vallée de l’étrange… » : jeux vidéo et sérialité.

Vendredi 16 avril 2021 (Université d’Amiens, citadelle, avec participation également possible à distance selon les cas, 10h-12h), Nathalie Dupont (ULCO), « Cinéma hollywoodien et jeux vidéo ».

Vendredi 28 mai (Université d’Amiens, citadelle, avec participation également possible à distance selon les cas, 10h-12h), Rémi Cayatte (Université de Tarbes) et Martin Ringot (Université d'Aix Marseille), « Ludologie et Narratologie ».

Séminaire doctoral intersite : « De la culture à la sous-culture :
ce que le roman-photo fait de la littérature »


Le séminaire est envisagé sous la forme d’un cycle de 6 conférences de 2h chacune, soit 12H organisées alternativement à l’université d’Artois ainsi qu’à l’université d’Amiens. Le suivi en présentiel est privilégié et les doctorants sont invités à se rendre sur place. Néanmoins, en raison de son caractère inter-sites, dans le souci de permettre à tous les conférenciers de participer à notre réflexion au-delà de leur séance d’intervention, un lien ZOOM sera mis à la disposition de tous.
Organisatrices: Jacqueline Guittard (jacqueline.guittard@u-picardie.fr), maître de conférences en littérature française à l'UPJV, CERCLL.
Martine Lavaud (martine.lavaud@univ-artois.fr), professeure de littérature française à l’Université d’Artois, « Textes et Cultures ».

Faut-il définir le roman-photo ? Germé dans le cadre périodique du magazine, cet objet médiatique ne saurait être canonique : à la verticalité du canon fixe s’opposent, en effet, l’hybridité, la transversalité et la géométrie variable des formes journalistiques soumises aux contraintes du lectorat, du temps et de la mise en page, à la promiscuité de la fiction et de l’actualité, du texte et de l’image.
Caractériser le roman-photo revient ainsi à faire l’histoire d’une forme vivante pour, d’une part, comprendre et dater ce qui motive son identification et sa qualification, et d’autre part, lui rendre une diversité que sa réduction au roman sentimental a contribué à occulter. La presse du cœur a certes doté le roman-photo des principales propriétés de la culture de masse, soit l’abondance d’une production à forts tirages, l’abaissement du prix, la stimulation du rapport addictif par le découpage feuilletonnesque, la quête de spectaculaire et, dans une moindre mesure, l’anonymat tendanciel de la production. Mais il convient par ailleurs de prendre en compte des pratiques alternatives que leur originalité n’a pas toujours sauvées de l’oubli, et qui, pourtant, montrent la complexité d’un genre qui n’a cessé, au fil de ses migrations matérielles, esthétiques et socio-culturelles, de se réinventer.
Parmi ces pratiques, la « réécriture photoromanesque » des grands classiques de la littérature, en particulier ceux du 19e siècle (Les Hauts de Hurlevent, Madame Bovary, Le Capitaine Fracasse, et tant d’autres…) a fait date. Discrètement pourtant. Car ce corpus abondant est aussi étonnant qu’ignoré, ou presque. Et pourtant, il permet de poser, fructueusement, des questions essentielles sur le genre photo-romanesque :
- Comment le définir, relativement au roman textuel traditionnel, au roman dessiné, au ciné-roman, à toutes ces pratiques limitrophes ?
- Comment le situer, historiquement, sociologiquement, axiologiquement, dans l’échelle des valeurs culturelles ? Comment comprendre le caractère intense et éphémère de la rencontre entre le roman-photo et la « grande » littérature ?
- Qu’est-ce que le traitement photoromanesque fait, formellement et sociologiqueemnt, à la littérature patrimoniale ? s’agit-il d’adaptation, de vulgarisation, de récréation… ?
- Quels outils analytiques et théoriques façonner pour s’emparer de cet objet souvent caricaturé, et cependant complexe ?

On compte ainsi, en tentant de répondre à toutes ces questions, éclairer et dépasser les propos de Barthes dans L’Obvie et l’obtus : « leur bêtise me touche » (telle pourrait être une certaine définition du sens obtus) ; il y aurait donc une vérité d’avenir (ou d’un très ancien passé) dans ces formes dérisoires, vulgaires, sottes, dialogiques, de la sous-culture de consommation. »

PROGRAMME (soumis à quelques modifications en fonction de la situation sanitaire)
Les séances débuteront à 14h30 ; les salles seront précisées ultérieurement.

Séance 1 (Université d’Amiens). Vendredi 22 janvier 2021. Séance introductive.
Martine Lavaud : « Le bovarysme photoromanesque »
Jacqueline Guittard : « Le roman-photo : esthétique de l’obtus ».

Séance 2 (Université d’Artois, salle I0.05). Vendredi 5 février 2021.
Jan Baetens (Université de Leuven) : « Le ciné-roman-photo : de la lecture à l'écriture ».

Séance 3 (Université d’Amiens) Vendredi 19 février 2021.
Fabien Gris (Sorbonne Université, CELLF 19-21) : Roman-photo et cinéma. (titre à repréciser)

Séance 4 (Université d’Artois, salle I0.05). Vendredi 19 mars 2021.
Magali Nachtergael (Université Bordeaux-Montaigne) : « Roman-photo et dévoiement littéraire »
Benoît Peeters (Université de Lancaster) : « Du Nouveau Roman au roman-photo ».

Séance 5 (Université d’Amiens). Vendredi 23 avril 2021
Danièle Méaux (Université de Saint-Étienne) : titre à préciser

Séance 6 (Université d’Artois, salle I0.05). Vendredi 28 mai 2021
Conclusion, par Jacqueline Guittard et Martine Lavaud

Modernité et antimodernité du libéralisme romanesque

Séminaire organisé par Aurélie Adler, Catherine Grall et Christophe Reffait

On associe classiquement l’émergence du roman avec l’essor de la notion d’individu : il faut une société desserrée pour que naisse le roman qui, inversement, donne forme à la silhouette individuelle et fait résonner son for intérieur. Cela est peut-être déjà vérifié dans certains romans latins ou médiévaux. Mais cela semble mieux attesté à partir du XVIIIe siècle, dans un roman dont le réalisme socio-économique et sentimental paraît aller de pair avec l’individualisation toujours plus poussée des figures. Le libéralisme, au sens large de pensée de l’émancipation du sujet individuel dans un monde toujours plus séculier, semble ainsi résonner avec la mimesis romanesque. Il n’en reste pas moins que le novel n’a jamais éclipsé le romance, que le roman romantique peut aussi être regardé comme objection anti-libérale, ou encore que le roman est porteur d’idéaux communautaires pré-modernes ou utopiques. Il n’en reste pas moins, non plus, que le roman contemporain a pu pousser la représentation de la société libérale jusqu’à dire la négation de l’individu, suggérant la fragilité de l’association communément faite entre individualisme libéral et individuation romanesque.
Telle est la problématique explorée par le séminaire de recherches de l’axe Roman & Romanesque pendant 3 ans, en s’interrogeant sur les limites et parfois la spectralité de l’individu romanesque, en examinant aussi les fictions de communautés inventées par le roman, en envisageant enfin l’écriture et la lecture mêmes du roman comme un champ politique. Ce cycle de conférences était conçu à l’intérieur d’un axe de recherche à vocation fédérative destiné à interroger les relations entre roman, romanesque et politique.

Vendredi 4 octobre 2019. Christelle Girard (Orléans): "Le romanesque balzacien : une émancipation de l’individu empêché ?"
Vendredi 10 janvier 2020. Mathieu Messager (U. Nantes): "Secouer les mots de la cité. Le Dernier royaume de Pascal Quignard"
Vendredi 29 mai 2020. Françoise Lavocat (Paris-3 Sorbonne Nouvelle) : "Démographie des personnages"

Vendredi 12 octobre 2018 : Michel Murat, « Le Romanesque des lettres : individualité et communauté littéraires »
Vendredi 18 janvier 2019 : Morgane Kieffer, «« Une négociation houleuse ? Part du singulier et tentation du tout dans les écritures romanesques contemporaines »
Vendredi 15 mars 2019 : Marguerite Mouton, « Expérimentations épiques sur les rapports de l'individu et du groupe »

Vendredi 20 octobre 2017 : Franc Schuerewegen, « L’impossible roman (Balzac, Chateaubriand) »
Vendredi 12 janvier 2018 : Carlo Arcuri, « Walter Benjamin, 'Le narrateur' (1936), ou la tentation d’une littérature sans roman »
Vendredi 9 mars 2018 : Chloé Brendlé, « De "l'individu problématique" à la "communauté problématique" dans les récits contemporains »
 

Romanesques noirs (1750-1850)

Séminaire organisé par Anne Duprat, Marc Hersant et Luc Ruiz

Un ensemble célèbre de romans de langue anglaise, du Château d’Otrante (1764) à Melmoth (1820), apparaît comme le noyau historique d’une esthétique romanesque gothique bien représentée dans la littérature européenne de la période 1750-1850. Il a fasciné des esprits aussi divers que Balzac, qui a écrit des suites de Melmoth, Baudelaire – qui fait du personnage principal de la même œuvre l’expression par excellence d’une interprétation satanique du rire humain –, Lautréamont, André Breton et Antonin Artaud.
Replacé dans son contexte, ce romanesque noir anglais n’est cependant pas isolable de toute une veine noire déjà présente dans les romans de la période immédiatement antérieure (et sensible par exemple chez Prévost, Richardson, et de manière particulièrement remarquable dans La Religieuse de Diderot). Il connaît des imitations moins célèbres dans d’autres pays de l’espace européen. Et il continue à informer l’imaginaire d’œuvres romanesques qui ne font pas partie du canon gothique, mais intériorisent et remodèlent certains de ses éléments fondamentaux, chez des écrivains aussi différents qu’Edgar Poe, les sœurs Brontë, Dickens ou Hugo. En outre, d’autres domaines créatifs dans la période s’emparent de la veine noire, comme le théâtre – qu’on pense par exemple à l’Oxtiern de Sade, qui commente dans son Idée sur les romans les romans gothiques anglais, –  l’opéra, de la Lucie de Lamermoor de Donizetti au vérisme noir de Puccini dans Tosca, la peinture enfin.

Le séminaire « Romanesques noirs, 1750-1850 » invite ainsi à suivre sur un temps long de l’évolution littéraire cette veine noire de l’écriture du roman, longtemps réduite à  n’éclairer que l’une des facettes du romantisme historique.

Ce cycle de conférences, qui a débuté à l’automne 2015 à l’Université de Picardie-Jules Verne, s'est poursuivi au cours des années universitaires 2015-2016 et 2016-2017. Les travaux qui en ont résulté feront l’objet d’un prochain numéro de la revue Romanesques.
 
04/12/2015 : Jan Herman (Université de Louvain, Belgique) - « Voyages au bout de la peur dans Le Manuscrit trouvé à Saragosse de J. Potocki »
29/01/2016 : Michel Delon (Université Paris-Sorbonne) - « L’espace sonore du noir ».
26/02/2016 : Émilie Pezard (ENS Lyon) - « Les figures du mal dans le romantisme frénétique »
01/04/2016 : Pierre Frantz (Université Paris-Sorbonne) - « Le gothique au théâtre sous la Révolution »
06/05/2016 : Paul Pelckmans (Université d’Anvers, Belgique) - « Noirceurs de la Révolution. La méchanceté concertée dans quelques romans de l’émigration »
10/06/2016 : Fiona McIntosh (Université Lille-3) - « La place du héros noir dans les romans de Walter Scott : une mise au point en guise de correction »
14/10/2016: Dominique  Massonaud et Luc Ruiz, « Autour du  Moine  de Lewis »
4/01/2017: Marc Hersant et Clément Veber, « Autour de Sade »
28/04/2017: Elizabeth Durot-Boucé et Anne Duprat, « L’œuvre romanesque des sœurs Brontë et le roman gothique : modèles et anti-modèles »

Réflexions sur le romanesque

17/04/2015: Sándor KÁLAI (Université de Debrecen): « Comment écrire l’histoire du roman policier hongrois ? »
Le roman policier hongrois n’a jamais été l’objet d’une étude systématique. Cette communication expose quelques éléments d’une recherche qui essayera de combler ce vide. D’abord, on esquissera les problèmes théoriques et méthodologiques qui doivent diriger nos investigations. Dans un deuxième temps, on présentera les quatre étapes majeures de l’évolution du genre, dès ses origines du 19e siècle jusqu’aux phénomènes de nos jours. Finalement, on s’intéressera à l’œuvre d’un auteur contemporain, Vilmos Kondor, fondateur du roman noir historique hongrois (selon certains le fondateur du « vrai » roman policier hongrois). C’est par l’analyse de son premier roman (Budapest noir ; traduit en français sous le titre de Budapest la noire) qu’on va éclairer les enjeux majeurs du genre en Hongrie.
 
13/03/2015: Anne-Sophie de Franceschi (UPJV, CERR-CERCLL): « Récits de voyages en Méditerranée et histoire du XVIè siècle : De la négation au témoignage militant »
Pour comprendre le contexte des nombreux affrontements géopolitiques que connaît la Méditerranée au XVIè siècle, il semble naturel de rechercher le témoignage des voyageurs, qui se présentent souvent comme des traités géographiques. En réalité, il faut attendre la seconde moitié du siècle pour que des récits, profondément marqués par la tradition du récit de pèlerinage, que ce soit à Rome ou à Jérusalem, s’affranchissent d’un refus tout liturgique de porter un regard mondain sur leur itinéraire pour avouer les vicissitudes toutes profanes qu’ils affrontent, et en fassent une matière au contenu plus politique, mais également plus romanesque.
 
06/01/2015: Marie-Astrid Charlier (Université de La Rochelle) : « Entre romance et novel. Pour un roman-quotidien au XIXe siècle »
À partir des années 1830, le système médiatique invente la quotidienneté tout à la fois comme objet de représentation et configuration rythmique du temps. La vie quotidienne constitue le matériau principal du journalisme tandis que la quotidienneté devient, dans le même temps, un rythme d’écriture et de lecture.Ces deux inventions majeures, respectivement thématique et temporelle, ont été déterminantes dans la naissance puis l’évolution de l’esthétique réaliste au XIXe siècle. Voués à la valorisation de la vie ordinaire et à la représentation du temps vécu, « les romans du réel », pour reprendre l’expression de Jacques Dubois, ont élu la quotidienneté comme objet de représentation privilégié parce qu’elle permettait de satisfaire leurs visées à la fois sociographiques et phénoménologiques.
Or, un « roman de la quotidienneté » semble a priori une contradiction dans les termes. D’une part, le quotidien fait signe vers la banalité de ce que l’on vit chaque jour, apparemment répétable à l’infini, à rebours de l’exceptionnel et/ou de l’événement. D’autre part, l’événement et plus généralement toute forme de rupture sont un des fondements de la « mise en intrigue » (Paul Ricœur), la condition sine qua non du récit, puisqu’ils permettent de dégager les jalons et les scansions d’une histoire, d’une vie, d’une tranche de vie, c’est-à-dire de construire la progression d’un roman, encore visée au XIXe siècle.
Par l’intermédiaire des notions anglo-saxonnes romance et novel, il s’agira de mettre en exergue les tensions narratives, thématiques et poétiques au cœur des romans du quotidien pour y saisir les jeux entre ce que nous appellerons la quotidianisation et la romantisation de la représentation. Tout au long de notre intervention, nous poserons les jalons indispensables à l’hypothèse d’un roman-quotidien comme genre romanesque du XIXe siècle. Car l’étude des poétiques de la quotidienneté, en tension entre romance et novel, engage une redéfinition des territoires romanesques du XIXe siècle car elle oblige à réévaluer la distinction établie par l’histoire littéraire traditionnelle entre différents corpus : roman réaliste, roman de mœurs contemporaines et roman-feuilleton.
 
27/11/2014: Ekaterina Dmitrieva (Moscou, Université des Sciences Humaines /Institut de Littérature mondiale, Académie des Sciences de Russie) : « Entre un poème et un roman, question de la réversibilité des genres : Les Âmes mortes de Nicolas Gogol »
Il s’agira dans un premier temps d’explorer les raisons que se donna Nicolas Gogolpour désigner son œuvre majeure poème et non pas roman (il est à souligner en passant que la plupart des traductions françaises insistent pourtant sur roman comme sous-titre générique des Âmes mortes). Le cas inverse, celui de Pouchkine, qui préféra appeler son Eugène Onéguine « roman »et non pas « poème », pourrait apporter quelques éléments de réponse.
L`autre enjeu de mon intervention sera d’explorer le dessein de Gogol de construire sa narration à partir du modèle de la Divine Comédie de Dante, ce qui nous amènera à aborder un autre problème, celui de la proximité du genre romanesque avec le genre comique.
 
27/06/2014: Petr Dytrt (université de Brno) – « Jean Rouaud ou une archéologie romanesque de la modernité » .
11/04/2014 : Jean-Marc Pelorson (Université de Poitiers) – « À propos du Voyage en Turquie »
14/02/2014 : Jacqueline Guittard (UPJV, CERR) – « Les dispositifs photolittéraires dans l’œuvre de Roland Barthes »
29/11/2013 : Muriel Rosemberg (UPJV, EHGO) – « Romans contemporains de la ville et géographie »

29/05/2013 : Huang Bei (Université Fudan)  – « Le roman chinois »
12/04/2013 : Audrey Faulot (UPJV, CERR) – « Connaître l’identité : problèmes épistémologiques d’une investigation romanesque »
25/01/2013 : Catherine Grall (UPJV, CERR) – « Quel retour au réalisme empirique après sa contestation par les modernités du XXe siècle ? »
9/11/2012 : Domingo Pujante (Université de València) – « Le Groupe panique: Arrabal, Topor, Jodorowsky »

22/06/2012 : Carlo Arcuri (UPJV, CERR) – « Un ancêtre oublié du romanesque : le « parler disjoint » de Torquato Tasso »
12/04/2012 : Camille Guyon-Lecoq (UPJV, CERR) – « Bakhtine à l’épreuve de la Querelle des Anciens et des Modernes »
03/02/2012 : Carlo Arcuri (UPJV, CERR) – « Épos ou roman : la « querelle » Lukács-Bakhtine »
09/12/2011 : Elena Galtsova (Université d’État des Sciences Humaines de Russie) – « Le roman européen dans la théorie russe »
04/11/2011 : Renata Listikova (Université Charles de Prague) – « Milan Kundera est-il un romancier européen ? »
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