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Université de Picardie Jules Verne

Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies : un expert de l'UPJV nommé

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Actualité le 07-04-2021

Mickael Naassila, professeur à l’UPJV et directeur du Groupe de recherche sur l’alcool et les pharmacodépendances (INSERM UMR1247 - GRAP) a été nommé en avril 2021 membre du Comité scientifique de l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies.


Mickael Naassila, professeur de physiologie à l'UPJV et nouveau membre du comité scientifique de l'OFDT

Mickael Naassila, professeur de physiologie à l'UPJV et nouveau membre du comité scientifique de l'OFDT

Que représente, pour vous, votre nomination au Comité scientifique de l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT) ?

Mickael Naassila : C’est avant tout une reconnaissance nationale de l’expertise du Groupe de recherche sur l’alcool et les pharmacodépendances (INSERM UMR1247 - GRAP). Notre unité de recherche est maintenant parfaitement identifiée sur la thématique de l’addiction à l’alcool et notamment sur la problématique du binge drinking chez les jeunes. 

À titre personnel, je suis très heureux de cette nomination. Elle semble correspondre à la volonté de l’observatoire d’approfondir les travaux scientifiques sur la problématique de consommation de drogues chez les jeunes et plus particulièrement sur le comportement dangereux du binge drinking. J’ai toujours eu une grande admiration pour les travaux réalisés par cet observatoire, qui nous donne bien souvent les chiffres sur lesquels doivent s’appuyer nos travaux de recherche. 

Les données compilées par l'OFDT sont utiles, notamment, dans le cadre de demandes de financement ; elles nous permettrent aussi de mieux comprendre les évolutions et l’impact des politiques publiques ou du marketing agressif des alcooliers sur la consommation des jeunes. Les publications de l’OFDT sont d'ailleurs une véritable mine d’or pour les chercheurs, tant au niveau national qu’international. Y figurent, par exemple, de très nombreuses enquêtes régulières, qui font autorité.

Vous allez rejoindre un Comité scientifique composé des éminents experts de votre discipline et y représenter les travaux menés à l'UPJV. Est-ce une responsabilité pour vous ?

Mickael Naassila : En effet, le comité scientifique de l’OFDT est composé par des spécialistes dans le champ des addictions qui travaillent dans différentes disciplines comme la Santé publique, la sociologie, la psychiatrie, l’épidémiologie, la psychologie, la pharmacologie, la politique et bien entendu l’addictologie. En faire partie va me permettre de suivre et de superviser concrètement les grandes études et les différents projets scientifiques menés sur les évolutions en termes de consommation de drogues, leur impact sur la population générale et sur les publics vulnérables.

Les thèmes étudiés par l’observatoire sont larges et concernent par exemple les aspects législatifs, les usages chez les adolescents, chez les femmes ou encore en rapport avec la sécurité routière, les milieux professionnel et carcéral. Une analyse des données est réalisée de manière à fournir des résultats à l’échelle des différents territoires et différentes régions.
 
Quel sera exactement votre rôle au sein du Comité scientifique de l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies ?

Mickael Naassila : Je m’impliquerai particulièrement sur la thématique de la consommation d’alcool chez les jeunes et du comportement de binge drinking, une thématique fondatrice de notre unité de recherche. Nous avons besoin de davantage de données, surtout en milieu étudiant. Nous manquons cruellement de grandes enquêtes nationales sur des populations ciblées. Mais cela demande aussi une meilleure compréhension des usages, des comportements.

À l’heure actuelle, les grandes enquêtes nationales reprennent la définition d’alcoolisation ponctuelle importante avec la consommation d’au moins 6 verres d’alcool par occasion, mais c’est l’arbre qui cache la forêt ! Dans le comportement de binge drinking, les consommations peuvent aller bien au delà de ce seuil.

Je m’impliquerai aussi dans les travaux qui visent à mieux comprendre les déterminants individuels et environnementaux qui modulent le binge drinking. C’est un enjeu majeur de Santé publique car le binge drinking fréquent multiplie par environ 3 le risque de devenir alcoolodépendant.

Enfin, je pourrai m’intéresser aux conséquences directes et indirectes (psychologiques, stress) des confinements et de la pandémie de COVID-19 sur la consommation des drogues (dont l’alcool). Ces perspectives d'études s'annoncent intéressantes, voire même indispensables, pour les décideurs politiques et les futures campagnes de prévention qu'ils devront mener à grande échelle.

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  • le 07-04-2021
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