Soissons (parc Gouraud, Aisne) : l’occupation militaire d’un site à l’époque contemporaine

Une tranchée de la fin de la Grande Guerre

Vue aérienne du chantier de Soissons

fouille de la tranchée de la Grande Guerre

Saladier

Saladier

Soucoupe (fragment)

Fragment de soucoupe

Bouteille

Bouteille

Dans l’emprise de la fouille, une tranchée en créneaux a été mise au jour sur plusieurs mètres.

C’est un court tronçon (32,80 m sur 9,20 m), orienté est-ouest, de forme régulière en zigzag et à l’aménagement soigné. Le fonds est composé d’un caillebotis en bois. Cette tranchée figure en pointillé sur le canevas de tir de 1918.

Un abondant mobilier a été retrouvé dans cette tranchée dont le quart a été fouillé exhaustivement. 

Divers objets métalliques ont été retrouvés dans son comblement. Parmi eux, il est possible d’identifier des boites de conserve ou encore des éléments de vaisselle (gamelles ou quart ?) ; quelques boutons d’uniformes à grenade utilisés dans l’infanterie française ainsi que des balles et des douilles. Plusieurs bouteilles en verre ont également été mises au jour.

Un masque à gaz et des oculaires ont été retrouvés dans le fond de la tranchée. Le masque est un modèle français avec cartouche de type « ARS » (appareil respiratoire spécial), distribué massivement au début de l’année 1918.

La tranchée a pu servir à la fois au tir de l’infanterie française mais peut-être aussi de tranchée d’abri, liée au fonctionnement de l’ambulance.

Après la Grande Guerre, les nouvelles casernes boulevard Jeanne d’Arc prennent le nom de « caserne Commandant Gouraud » en l’honneur d’Auguste Gouraud, chef de bataillon du 67e RI, tué par l’ennemi en 1916. Les travaux sur la caserne reprennent et s’achèvent en 1930.