Soissons (parc Gouraud, Aisne) : l’occupation militaire d’un site à l’époque contemporaine

IV. L’ouvrage à corne au XIXe siècle

Plan avec l'emprise de l'ouvrage à corne et sa portée de tir

Plan avec l'emprise de l'ouvrage à corne et sa portée de tir

À partir de 1816 et jusqu’au milieu du XIXe siècle, des travaux sont menés afin de faire de Soissons une véritable place forte militaire. Les courtines, les portes, les fossés et les bastions sont restaurés.

En 1825, un projet est proposé pour aménager un nouvel ouvrage à cornes. Cet emplacement est toujours un point faible de l’enceinte sur le plan défensif. L’objectif de cet ouvrage à cornes est de protéger Soissons d’une éventuelle attaque de la place depuis la hauteur Saint-Jean et de la portée de l’artillerie. L’ouvrage permet ainsi de dominer les environs et d’avoir à portée de canon les routes de Paris et de Compiègne.

Pour cette période, les archives militaires décrivent avec beaucoup de détails le projet, son avancement et ses modifications.

L’ouvrage à cornes est constitué de deux demi-bastions (droite et gauche) reliés par une courtine. L’ouvrage est fermé par une gorge et est flanquée d’un réduit. Ce réduit permet de défendre l’intérieur et d’empêcher l’établissement de l’ennemi sur l’ouvrage.

La communication entre l’ouvrage et la place se fait par une galerie souterraine débouchant dans le fossé du bastion. Les fossés de l’ouvrage sont secs et bien défendus, directement par l’ouvrage ou à revers depuis la place.

Ce projet, initialement présenté en 1841, est adopté l’année suivante. Sa construction est lancée en 1843. La fouille entreprise par L’UPJV en 2014 a permis l’observation d’une section du demi-bastion droit.

À partir de 1816 et jusqu’au milieu du XIXe siècle, des travaux sont menés afin de faire de Soissons une véritable place forte militaire. Les courtines, les portes, les fossés et les bastions sont restaurés.

En 1825, un projet est proposé pour aménager un nouvel ouvrage à cornes. Cet emplacement est toujours un point faible de l’enceinte sur le plan défensif. L’objectif de cet ouvrage à cornes est de protéger Soissons d’une éventuelle attaque de la place depuis la hauteur Saint-Jean et de la portée de l’artillerie. L’ouvrage permet ainsi de dominer les environs et d’avoir à portée de canon les routes de Paris et de Compiègne.

Schéma de l'ouvrage à corne avec l'emprise de la fouille en 2014

Schéma de l'ouvrage à corne avec l'emprise de la fouille en 2014

Pour cette période, les archives militaires décrivent avec beaucoup de détails le projet, son avancement et ses modifications.

L’ouvrage à cornes est constitué de deux demi-bastions (droite et gauche) reliés par une courtine. L’ouvrage est fermé par une gorge et est flanquée d’un réduit. Ce réduit permet de défendre l’intérieur et d’empêcher l’établissement de l’ennemi sur l’ouvrage.

La communication entre l’ouvrage et la place se fait par une galerie souterraine débouchant dans le fossé du bastion. Les fossés de l’ouvrage sont secs et bien défendus, directement par l’ouvrage ou à revers depuis la place.

Ce projet, initialement présenté en 1841, est adopté l’année suivante. Sa construction est lancée en 1843. La fouille entreprise par L’UPJV en 2014 a permis l’observation d’une section du demi-bastion droit.

Vue aérienne du chantier de Soissons

Vue aérienne du chantier de Soisons

Sur les 8 mètres de hauteur, seuls les trois premiers mètres de l’escarpe ont été mis au jour.

Localisation des graffitis

Dessin pierre à pierre du mur d'escarpe avec la localisation des graffitis

La proximité avec la limite de fouille et la présence permanente d’eau, malgré le pompage, a empêché l’observation du fossé. Le chemin couvert, quant à lui, est hors de la zone de fouille.   

Sur le mur d’escarpe plusieurs graffitis ont été relevés : il s’agit essentiellement de noms, de dates, de n° de régiment d’infanterie ou encore de fonction comme « tambour » avec parfois des petits dessins de tambours.

Sur les 8 mètres de hauteur, seuls les trois premiers mètres de l’escarpe ont été mis au jour. La proximité avec la limite de fouille et la présence permanente d’eau, malgré le pompage, a empêché l’observation du fossé. Le chemin couvert, quant à lui, est hors de la zone de fouille.   

Sur le mur d’escarpe plusieurs graffitis ont été relevés : il s’agit essentiellement de noms, de dates, de n° de régiment d’infanterie ou encore de fonction comme « tambour » avec parfois des petits dessins de tambours.