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Sciences Humaines et Sociales
Université de Picardie Jules Verne

La représentation du hasard, objet d’étude exploré par l’UPJV

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Actualité le 10-02-2020

La thématique est soutenue par l'Agence nationale de la recherche, via son appel à projets.


dés - hasard

dés - hasard

Les travaux sur les figurations du hasard menés par Anne Duprat (UPJV), en partenariat avec Anne-Gaëlle Weber (Université d’Artois) et Fiona Mc Intosh Varjabedian (Université de Lille) viennent d’obtenir le très sélectif soutien financier de l’Agence nationale de recherche. Une reconnaissance rare, symbole de l’excellence des études menées.

ANR ALEA 2019_2023. Derrière ce nom de code se découvre un projet, lauréat de l’appel à projets lancé par l’Agence nationale de la recherche (ANR), qui permet au réseau ALEA d'explorer une thématique scientifique abordée depuis plusieurs années à l’UPJV : la représentation du hasard. « Le hasard se rencontre dans toutes les procédures de recherche; il se retrouve à la croisée de plusieurs disciplines, avance Anne Duprat, spécialiste de théorie de la fiction et professeure de littérature comparée à l’UPJV. Comme objet, il appartient aussi bien à l’art et à la littérature qu’à l'histoire, aux sciences cognitives, à la psychologie, aux mathématiques… »

Si plusieurs découvertes ou inventions sont bien dues du hasard – la découverte de l’Amérique en 1492, celle de la loi de la gravitation par Newton ou l’invention de la pénicilline, par exemple – la compréhension du hasard par les écrivains et les scientifiques a changé au fil du temps. « Nous étudions la place occupée par les représentations littéraires dans l’évolution de nos perceptions du hasard, de la contingence, explique Anne Duprat, directrice du CERCLL (Centre d'Etudes des Relations et Contacts Linguistiques et Littéraires). La réflexion sur le hasard a considérablement évolué dans l’histoire des sciences et en philosophie. Ce renouvellement a été prolongé dans le domaine littéraire par de nouvelles théories, dont l’analyse est au centre de ce projet.»

Une dynamique portée par les Hauts-de-France

Après avoir remporté l’Appel à projets émergents lancé par la Maison européenne des Sciences de l'homme et de la société en 2017, l’appel à projets BUU2A (ULCO, Amiens, Artois) et enfin, depuis le 15 janvier 2020, l’appel à projets 2019 de l’ANR, les travaux du Réseau de Recherche Scientifique ALEA livrent leurs premiers résultats. Ils permettent à notre université de rayonner sur ce terrain, et de montrer sa capacité à fédérer différentes équipes au niveau du territoire comme dans le paysage de la recherche interdisciplinaire française. « Toute une dynamique interdisciplinaire s’est créée dans les Hauts-de-France au fil des années et de nos avancées, continue Anne Duprat. L’UPJV, à l’origine des recherches, s’est associée avec l’Université d’Artois, avec Lille et avec l’Institut Universitaire de France pour explorer ce lien entre les représentations et les théories du hasard. »

Ensemble, ces spécialistes d’histoire et de théorie de la littérature, d’historiographie, de philosophie esthétique et d’épistémologie forment ALEA. Un réseau qui permet, aussi, à l’UPJV de briller à l’international. Des partenariats sont déjà contractés avec l’IIT de Dehli (Inde), l’université d'Oslo (Norvège), l’université de Chicago (Etats-Unis)…

De nouvelles formations en projets

La formation n’est pas en reste. Les recherches du réseau ALEA font l’objet d'un enseignement doctoral interdisciplinaire innovant, conduit depuis 2017 par Anne-Gaëlle Weber («Textes et cultures », U. Artois) et Fiona Mc Intosh (ALITHILA, U Lille), ainsi que d'un séminaire de master qu’Anne Duprat co-dirige à l’EHESS. L'enseignante-chercheure de l'UPJV réfléchit aussi à la création de programmes intégrant des processus de création ludiques aléatoires dès la licence. La représentation du hasard, prochain enseignement en option pour les étudiants en Lettres ? « Ce serait une première dans ce contexte, conclut Anne Duprat. Ces financements, qui permettront le recrutement d’un.e ingénieur.e de recherche et de stagiaires d'édition font que nous n’aurons pas à choisir entre la promotion du français comme langue de recherche dans les humanités et la diffusion des travaux en anglais : nous prévoyons la publication de nos résultats dans les deux langues, et en accès libre. Des colloques scientifiques, des expositions, des séminaires, des congrès internationaux assureront leur diffusion. »

Un succès qui ne doit rien au hasard !



Informations pratiques

  • le 10-02-2020
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