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Université de Picardie Jules Verne

COVID-REPRO : l’UPJV veut sécuriser les techniques d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP)

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L’unité de recherche PÉRITOX de l’UPJV et le laboratoire de biologie et de la reproduction du CHU-Amiens Picardie lancent le projet COVID-REPRO. Objectif : déterminer si le COVID-19 se retrouve dans les liquides biologiques manipulés lors des diverses techniques d’AMP.


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Le COVID-19 peut-il avoir un impact sur la grossesse au stade précoce ? Par principe de précaution, et en l’absence de données scientifiques, la Société Européenne de Reproduction Humaine et d’Embryologie (ESHRE) recommande depuis le 14 mars la suspension de toutes les activités d’AMP en France. Un coup dur pour les candidates à la procréation assistée, dont le parcours vers la maternité est souvent long et jalonné d’échecs – les chances de grossesse variant de 10 à 22% selon les techniques utilisées (fécondation in vitro, transfert d’embryon congelé, insémination artificielle).

Une première problématique à résoudre

Les diverses techniques d’AMP nécessitent la manipulation de liquides biologiques, tels que le liquide folliculaire ovarien et le liquide séminal. Des liquides connus pour transmettre certains virus, comme le virus du SIDA, ceux de l’hépatite B ou C, ou encore le virus Zika.

Qu’en est-il du COVID-19 ? En l’absence de données sur la question, PÉRITOX - unité de recherche mixte UPJV/INERIS - et le laboratoire de biologie et de la reproduction du CHU-Amiens Picardie investiguent le sujet, via le projet de recherche COVID-REPRO.

Porté par la Docteure Florence Scheffler, praticien hospitalier du centre d’AMP du CHU-Amiens Picardie et membre de PÉRITOX, ce projet a pour objectif premier de déterminer si le COVID-19 est présent dans les liquides biologiques manipulés lors des AMP, tels que le liquide folliculaire ovarien, le liquide séminal mais aussi les milieux de culture des embryons.

Un projet de recherche au plus près des patients

Le projet repose sur une étroite collaboration entre cliniciens et chercheurs, avec au cœur même du dispositif, les patients pris en charge au CHU-Amiens Picardie. Les chercheurs vont ainsi pouvoir effectuer leurs tests de détection du COVID-19 directement sur les liquides biologiques des patients engagés dans une procédure d’AMP. Des tests rendus possibles grâce au laboratoire de biologie et de la reproduction du CHU-Amiens Picardie, qui possède les autorisations et un circuit dédié pour l’analyse des liquides biologiques dits « à risque viral ».

Le projet prévoit d’utiliser diverses techniques pour confirmer ou infirmer la présence du COVID-19 sur les liquides en question :
 
  • Une PCR COVID-19 sur les liquides folliculaires ovariens issus de fécondation in vitro, le sperme (liquide séminal +/- fraction finale) et les milieux de culture des embryons (des éléments considérés comme des déchets dans les procédures d’AMP)
  • Une sérologie COVID-19 et une PCR COVID-19 sur un prélèvement naso-pharyngé seront également réalisées dans le même temps


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