{"id":1194,"date":"2022-03-25T12:06:35","date_gmt":"2022-03-25T11:06:35","guid":{"rendered":"http:\/\/vps782919.ovh.net\/?page_id=1194"},"modified":"2023-03-19T17:01:12","modified_gmt":"2023-03-19T16:01:12","slug":"1194-2","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/habiterlemonde\/biographies\/1194-2\/","title":{"rendered":"Page bio de Sophie"},"content":{"rendered":"<p>Sophie Chevalier a obtenu son doctorat en anthropologie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Paris X-Nanterre (1992), apr\u00e8s des \u00e9tudes de droit \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Gen\u00e8ve. Elle a s\u00e9journ\u00e9 deux ans en post-doctorat \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Cambridge, au Department of Anthropology (1993-1995). A son retour de Grande-Bretagne, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9e en <strong>1996<\/strong> comme ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Franche-Comt\u00e9 au d\u00e9partement de sociologie. Mon exp\u00e9rience d\u2019enseignement s\u2019\u00e9tait enrichie gr\u00e2ce \u00e0 des invitations \u00e0 enseigner en Gr\u00e8ce (Summer School), au Br\u00e9sil, en Suisse (Neuch\u00e2tel) et en Finlande (Helsinki).<\/p>\n<p>De <strong>1997<\/strong> \u00e0 <strong>2001<\/strong>, elle a conduit des recherches en Bulgarie, dans une petite ville du nord-ouest, Tchiprovtsi sur le passage d\u2019une \u00e9conomie planifi\u00e9e \u00e0 un autre syst\u00e8me, observ\u00e9 \u00e0 travers l\u2019exp\u00e9rience quotidienne des individus. Elle y a donc \u00e9tudi\u00e9 les strat\u00e9gies \u00e9conomiques de survie des m\u00e9nages qui \u00e9taient surtout centr\u00e9es sur la production domestique et l&rsquo;autoconsommation, et les \u00e9changes au sein des r\u00e9seaux de parent\u00e9.<\/p>\n<p>Entre <strong>2004<\/strong> et <strong>2008<\/strong>, elle s&rsquo;est engag\u00e9e dans une recherche europ\u00e9enne <em>KASS\/Kinship and Social Security<\/em> (6\u00e8me PCRD), coordonn\u00e9e par l\u2019Institut Max Planck. Il s\u2019agissait alors de montrer l\u2019articulation entre la solidarit\u00e9 familiale et la s\u00e9curit\u00e9 sociale, ainsi que l\u2019irruption du march\u00e9, dans huit pays europ\u00e9ens, dans une perspective \u00e0 la fois comparative et historique.<\/p>\n<p>Elle a ensuite conduit deux recherches plus centr\u00e9es sur l\u2019anthropologie urbaine. La premi\u00e8re a donn\u00e9 lieu \u00e0 un ouvrage publi\u00e9 chez Belin avec deux coll\u00e8gues, \u00ab <em>Paris, r\u00e9sidence secondaire<\/em>\u00a0\u00bb (<strong>2013<\/strong>). Pendant la m\u00eame p\u00e9riode, elle a conduit une autre recherche en collaboration (<strong>2009-2011<\/strong>), issue d\u2019un appel \u00e0 projets de la mission \u00e0 l\u2019ethnologie qui portait la \u00ab\u00a0composition\u00a0\u00bb des commerces dans certains espaces urbains parisiens, et ce qui les caract\u00e9risent.<\/p>\n<p>Depuis <strong>2008<\/strong>, elle a entrepris une recherche de longue haleine en Afrique du Sud (\u00e0 Durban dans le KwaZulu-Natal), gr\u00e2ce \u00e0 deux bourses de l\u2019Institut Fran\u00e7ais d\u2019Afrique du Sud, sur l\u2019\u00e9mergence des classes moyennes, en articulant \u00e9tude ethnographique de terrain et travail d\u2019archives. Elle s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 la possible construction d\u2019une identification de classe qui transcenderait le sentiment d\u2019appartenance communautaire (ou raciale), qu&rsquo;elle observe \u00e0 travers les pratiques \u00e9conomiques du quotidien, comme l\u2019approvisionnement et la consommation alimentaire, ou celles des usages de certains espaces urbains (front de mer, shopping malls, hippodromes, betting shops, immeuble d\u2019habitations).<\/p>\n<p>En <strong>2014<\/strong>, elle a termin\u00e9 son HDR, <em>Pour une anthropologie politique des pratiques \u00e9conomiques<\/em>, que pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l\u2019EHESS. En septembre <strong>2015<\/strong>, elle a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9e professeur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Picardie Jules Verne \u00e0 Amiens, rattach\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9quipe <em>Habiter le Monde<\/em> UR4287.<\/p>\n<p>Cette m\u00eame ann\u00e9e, elle a entrepris une recherche sur le monde des courses hippiques et des paris, dans une perspective d\u2019anthropologie \u00e9conomique. Les transformations de ce monde et des groupes qui le composent offrent un point de vue sur les changements et les tensions qui traversent la soci\u00e9t\u00e9 sud-africaine. Elle s\u2019int\u00e9resse aussi \u00e0 la configuration des r\u00e9seaux qui se cr\u00e9ent par la circulation des chevaux, des hommes et des paris, tout d\u2019abord entre le monde urbain et rural, puis en partant de ce pays vers l\u2019Asie-Pacifique ; et elle a men\u00e9 en <strong>2017<\/strong> une petite enqu\u00eate exploratoire \u00e0 Hong Kong (au Jockey Club) en suivant mes informateurs sud-africains. Dans la poursuite de ces travaux sur les jeux d\u2019argent et les paris, elle a inclus la France dans ma comparaison, gr\u00e2ce \u00e0 un financement de l\u2019IFCE (Institut Fran\u00e7ais du Cheval et de l\u2019Equitation) pour une recherche-formation sur les paris hippiques et les pratiques de jeux des parieurs dans les Hauts-de-France (<strong>2019-2023)<\/strong> conduite avec deux coll\u00e8gues en g\u00e9ographie avec les \u00e9tudiants en master DyGiter sur le r\u00f4le des bar-PMU dans les zones rurales. Et elle a termin\u00e9 une recherche sur les courses de l\u00e9vriers pour la Mission au patrimoine ethnologique dans le cadre de l\u2019inventaire national du patrimoine culturel immat\u00e9riel (PCI).<\/p>\n<p>Sophie Chevalier s&rsquo;int\u00e9resse aussi beaucoup \u00e0 l\u2019histoire des sciences sociales, plus particuli\u00e8rement de sa discipline, son ouvrage sur <em>Norbert Elias et l\u2019anthropologie<\/em> a \u00e9t\u00e9 r\u00e9-\u00e9dit\u00e9 en <strong>2013<\/strong>. J\u2019ai publi\u00e9 en <strong>2015<\/strong>, <em>Anthropology at the Crossroads : The View from France<\/em>, qui \u00e9tait une commande du Royal Anthropological Institute (UK), et de nombreux articles sur le sujet.<\/p>\n<p>Elle participe aussi activement \u00e0 l\u2019animation de l\u2019anthropologie en France : elle a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sidente de l\u2019APRAS (Association Pour la Recherche en Anthropologie Sociale), et membre du CA de l\u2019AFEA (Association Fran\u00e7aise d\u2019Ethnologie et d\u2019Anthropologie), apr\u00e8s avoir particip\u00e9 \u00e0 sa cr\u00e9ation. Et elle a \u00e9galement particip\u00e9 \u00e0 l\u2019organisation des Assises de l\u2019ethnologie et de l\u2019anthropologie en France, en <strong>2007<\/strong>. Elle a pr\u00e9sid\u00e9 jusqu\u2019en <strong>2023<\/strong> la section d\u2019anthropologie du CTHS (Comit\u00e9 des Travaux Historiques et Scientifiques) qui a organis\u00e9 le congr\u00e8s <strong>2019<\/strong> \u00e0 Marseille sur le th\u00e8me\u00a0<em>Le r\u00e9el&amp;le virtuel\u00a0<\/em>dont j\u2019ai fait la conf\u00e9rence d\u2019ouverture. Par ailleurs, la <strong>diffusion des connaissances<\/strong> lui tient toujours \u00e0 c\u0153ur et j\u2019y consacre une partie importante de mon temps professionnel : elle co-dirige la revue <a href=\"http:\/\/www.ethnographiques.org\">www.ethnographiques.org<\/a>, qu&rsquo;elle a particip\u00e9 \u00e0 fonder en 2002, et elle est membre de quatre autres comit\u00e9s de r\u00e9daction comme <em>Ethnologie Fran\u00e7aise<\/em>, <em>Social Anthropology\/Anthropologie Sociale<\/em>, <em>Espaces&amp;Soci\u00e9t\u00e9s<\/em> ou encore <em>Home Culture<\/em><strong>. <\/strong>Ainsi que de deux comit\u00e9s de lecture\u00a0: l\u2019un des collections <em>Ethnologie de la France et Cahiers d\u2019Ethnologie de la France<\/em>, Minist\u00e8re de la Culture\/FMSH. Plus r\u00e9cemment, elle est devenue membre du comit\u00e9 \u00e9ditorial international de la collection <em>Human Economy<\/em> chez Berghahn.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sophie Chevalier est professeur d\u2019anthropologie (20\u00e8me section) \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Picardie Jules Verne, depuis 2015, apr\u00e8s une HDR pass\u00e9e \u00e0 l\u2019EHESS\/Paris en 2014. Elle est directrice de l\u2019UR4287 Habiter le Monde depuis 2017. Elle a \u00e9t\u00e9 auparavant ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Franche-Comt\u00e9 (1996-2015). <\/p>\n<p>Ses domaine des recherche sont: l&rsquo;anthropologie des pratiques \u00e9conomiques; les transformations urbaines et la globalisation; l&rsquo;articulation entre race et classe sociale et l&rsquo;histoire de l&rsquo;anthropologie. Ses terrains de recherche sont en France et en Afrique du Sud. <\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"parent":3651,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"page-projets-responsable.php","meta":{"_acf_changed":false,"inspiro_hide_title":false,"footnotes":""},"class_list":["post-1194","page","type-page","status-publish","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/habiterlemonde\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1194","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/habiterlemonde\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/habiterlemonde\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/habiterlemonde\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/habiterlemonde\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1194"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/habiterlemonde\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1194\/revisions"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/habiterlemonde\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3651"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/habiterlemonde\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1194"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}