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Présentation


Les débats, assez anciens, autour des indicateurs sociaux ont été récemment relancés suite à la publication du rapport dit Stiglitz-Sen-Fitoussi sur la mesure du progrès social et de la performance économique. Outre des répercussions sur la statistique publique française, désormais plus attentive à certaines inégalités et à la mesure du bien-être, de nombreuses initiatives visant à développer une information statistique alternative on été menées, notamment au niveau local. Dans le même temps, la statistique se trouve de plus en plus en prise à des processus d’homogénéisation internationale et supranationale alors que se développe la mise en forme quantitative de l’activité des entreprises et administrations et de celle de leurs agents via des tableaux de bord ou des enquêtes internes dans une logique de benchmarking.

Cependant, certaines dimensions de la pauvreté, des inégalités, de la richesse, du bien-être (etc.) restent invisibles faute d’être saisies par des dispositifs de quantification. La Mesure Alternative des Inégalités (MAI) s’inspire du BIP 40 (Baromètre des inégalités et de la pauvreté), développé au début des années 2000 au niveau national afin de proposer d’autres indicateurs que ceux couramment utilisés (comme le PIB pour mesurer la croissance) visant à rendre compte d’une réalité sociale multidimensionnelle et donc irréductible à la seule dimension économique.

La MAI se présente comme un indicateur synthétique composé à partir de 6 dimensions auxquelles ont été attribuées différentes pondérations :

  • Economie
  • Travail-Emploi
  • Education
  • Justice
  • Citoyenneté
  • Santé

Deux principes généraux ont été retenus pour guider sa conception :

-  La combinaison d’indicateurs de situation globale et d’indicateurs d’inégalités sociales (notamment entre classes, sexes et générations)

-  Peu d’indicateurs par dimension – de 1 à 3 – afin de faciliter la lecture du tableau de bord ainsi que son actualisation et de pouvoir revenir à l’interprétation des composantes de base.

Le choix des pondérations par indicateurs et dimensions repose sur un socle conventionnel établi à partir de choix théoriques portant sur l’évaluation de ce qui importe le plus d’un point de vue individuel et collectif. On a ainsi proposé deux types de pondération possible (il peut y en voir d’autres) :

  • La première maximise l’importance de l’économie, du travail et de l’emploi dans la détermination des inégalités et dans la façon dont elles sont vécues : c’est la "MAI infrastructure"
  • La second maximise l’importance du capital culturel : c’est la "MAI éducation".

Évolution de l’indicateur selon les pondérations affectées à chaque dimension :

De façon à ne pas figer l’indicateur synthétique, on a laissé la possibilité aux utilisateurs de télécharger les données de la Base de données globales afin qu’ils puissent faire varier les pondérations, en fonction des différentes possibilités de hiérarchisation des dimension et des indicateurs.

La MAI a été élaborée dans le cadre du programme Construction et usages sociaux des indicateurs sociaux : pauvreté et inégalités sous la direction de Claude Thiaudière et auquel ont participé Christophe Baticle, Nicolas Brusadelli, Rémy Caveng, Bernard Champaloux, Pascal Depoorter, Nathalie Frigul, Bénédicte Froment, Florence Gallemand, Frédéric Lebaron, Patrick Lehingue, Philippe Lorenzo (OR2S), Arlette Meunier, Filipe Piteira (Program Leonardo da Vinci), Mélanie Roussel, Anne-France Taiclet, et Thomas Venet.

On trouvera également ici la bibliographie constituée dans le cadre du programme ainsi qu’une recension des communications et publications qui en sont issues.