{"id":1681,"date":"2026-04-03T12:25:57","date_gmt":"2026-04-03T10:25:57","guid":{"rendered":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/crae\/?p=1681"},"modified":"2026-04-03T12:36:29","modified_gmt":"2026-04-03T10:36:29","slug":"webinaire-international-maurice-blanchot","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/crae\/webinaire-international-maurice-blanchot\/","title":{"rendered":"Webinaire international Maurice Blanchot"},"content":{"rendered":"\n<p>Le principal objectif de ce webinaire est de rassembler et faire dialoguer les chercheurs qui, dans le monde entier, travaillent sur, avec ou \u00e0 partir de l\u2019\u0153uvre de Blanchot. En particulier, le s\u00e9minaire peut ouvrir des perspectives \u00e0 des \u00e9tudiants en master ou en doctorat. ll reprend en ce sens le travail qui avait \u00e9t\u00e9 men\u00e9 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Paris 7 \u2013&nbsp;Denis Diderot par Christophe Bident, Jonathan Degen\u00e8ve et J\u00e9r\u00e9mie Majorel, avec l\u2019organisation annuelle d\u2019une journ\u00e9e d\u2019\u00e9tudes qui, entre 2002 et 2012, avait donn\u00e9 lieu \u00e0 68 communications.<br>Il est organis\u00e9 par&nbsp;Christophe Bident, professeur des universit\u00e9s, membre du CR\u00c6 &#8211; Centre de Recherches en Arts et Esth\u00e9tique \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Picardie Jules Verne, et par&nbsp;J\u00e9r\u00e9mie Majorel, professeur des universit\u00e9s, membre du CSLF &#8211; Centre des sciences des litt\u00e9ratures en langue fran\u00e7aise, \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Paris Nanterre.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\"><strong><a href=\"https:\/\/blanchot.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/blanchot.fr\/<\/a><\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00c9CRITURE ET POLITIQUE : GR\u00c8VE, D\u00c9SAPPROPRIATION, ERRANCE<br><\/strong>mercredi 29 avril 2026, 13h heure fran\u00e7aise : <a href=\"https:\/\/u-picardie-fr.zoom.us\/j\/92645814021?pwd=S3SsH9eq0LnLFaMbt0h46tz030OtbN.1\">https:\/\/u-picardie-fr.zoom.us\/j\/92645814021?pwd=S3SsH9eq0LnLFaMbt0h46tz030OtbN.1<\/a><\/h3>\n\n\n\n<p>Cette s\u00e9ance du Webinaire international Maurice Blanchot privil\u00e9gie trois axes notionnels&nbsp;: la gr\u00e8ve comme geste d\u2019interruption et de destitution&nbsp;; la force de l\u2019\u00e9criture \u00e9prouv\u00e9e dans l\u2019\u00e9puisement et la passivit\u00e9&nbsp;; l\u2019errance comme condition d\u2019une communaut\u00e9 sans fondement, marqu\u00e9e par le <em>d\u00e9s\u0153uvrement<\/em> et la distance. Les trois interventions r\u00e9unies enqu\u00eatent ainsi sur une conception de la politique qui ne se r\u00e9duit ni \u00e0 la prise du pouvoir ni \u00e0 l\u2019affirmation d\u2019identit\u00e9s stables, mais qui s\u2019ouvre \u00e0 une exp\u00e9rience de suspension, d\u2019insurrection permanente et d\u2019exposition au <em>dehors<\/em>. La gr\u00e8ve litt\u00e9raire, la force sans pouvoir et la communaut\u00e9 inavouable configurent des formes h\u00e9t\u00e9rodoxes de transformation politique, o\u00f9 l\u2019\u00e9criture n\u2019est ni programme ni t\u00e9l\u00e9ologie, mais interruption, \u00e9puisement et d\u00e9placement. En articulant ces perspectives, le webinaire entend mettre en lumi\u00e8re l\u2019actualit\u00e9 de la pens\u00e9e blanchotienne pour envisager des pratiques de r\u00e9sistance fond\u00e9es sur la destitution de la souverainet\u00e9, la d\u00e9sappropriation de la parole et l\u2019ouverture \u00e0 une communaut\u00e9 qui ne repose pas sur l\u2019identit\u00e9, mais sur le partage de l\u2019impossible.<br><strong><br>Mayara Dionizio, \u00ab De la gr\u00e8ve litt\u00e9raire \u00e0 la gr\u00e8ve humaine \u00bb<\/strong><br>Mayara Dionizio est chercheuse postdoctorale \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale du Paran\u00e1 (Br\u00e9sil) et \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al (Canada). Elle est membre du comit\u00e9 de r\u00e9daction d\u2019<em>Espace Maurice Blanchot.<\/em> Elle intervient en tant qu\u2019auteure et traductrice du fran\u00e7ais vers le portugais. Auteure de <em>Antonin Artaud&nbsp;: l\u2019instant intermittent <\/em>(2020), ses travaux les plus r\u00e9cents en tant que traductrice comprennent&nbsp;:<em> Le verbe vol\u00e9&nbsp;: textes choisis d\u2019Antonin Artaud <\/em>(2025) (traduction et organisation)&nbsp;; <em>Th\u00e9ories f\u00e9ministes voyageuses&nbsp;: internationalisme et coalitions depuis les luttes latino-am\u00e9ricaines <\/em>(2026), de Mara Montanaro (traduction).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Erika Rodrigues, \u00ab Force d\u2019\u00e9criture&nbsp;: Maurice Blanchot et l\u2019\u00e9puisement \u00bb<\/strong><br>Erika Rodrigues est chercheuse \u00e0 l\u2019Institut de Philosophie de l\u2019Universit\u00e9 de Porto (Portugal), membre int\u00e9grante du groupe de recherche <em>Aesthetics, Politics and Knowledge<\/em> (IF-FLUP) et membre du comit\u00e9 \u00e9ditorial d\u2019<em>Espace Maurice Blanchot<\/em>. Elle a publi\u00e9 <em>Da insuportabilidade da escrita. Uma quest\u00e3o filos\u00f3fico-liter\u00e1ria em Maurice Blanchot<\/em> (Collection \u00ab&nbsp;Esth\u00e9tique, Politique et Arts&nbsp;\u00bb, Facult\u00e9 des Lettres de l\u2019Universit\u00e9 de Porto, 2023), ainsi que les recueils de po\u00e9sie <em>Genealogia das aves tect\u00f3nicas<\/em> (\u00c9ditions Fl\u00e2neur, Porto, 2024) et <em>De uma membrana v\u00edtrea nasceram espectros<\/em> (\u00c9ditions Urutau, Lisboa, 2026).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Michelle Martins, \u00ab Errance et vagabondage \u2014 L\u2019insupportable de la communaut\u00e9&nbsp;: Maurice Blanchot et la politique du <em>d\u00e9s\u0153uvrement<\/em> \u00bb<\/strong><br>Michelle Martins de Almeida est titulaire d\u2019une licence en Philosophie et d\u2019un master en Litt\u00e9rature de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019\u00c9tat de Montes Claros (Unimontes, Br\u00e9sil). Elle est doctorante en Philosophie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019\u00c9tat de l\u2019Ouest du Paran\u00e1 (Unioeste, Br\u00e9sil) et effectue actuellement un s\u00e9jour doctoral en mobilit\u00e9 Internationale au Centre de Recherche en Arts et Esth\u00e9tique (CR\u00c6) de l\u2019Universit\u00e9 de Picardie Jules Verne (UPJV), sous la direction de Christophe Bident. Ses recherches portent sur Maurice Blanchot, Antonin Artaud, Gilles Deleuze et F\u00e9lix Guattari, ainsi que sur la pens\u00e9e fran\u00e7aise contemporaine, notamment sur les rapports entre la philosophie et la litt\u00e9rature, dans le domaine du langage, de l\u2019esth\u00e9tique, de la subjectivit\u00e9 et du politique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>&#8212;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>SEPTI\u00c8ME S\u00c9ANCE : KAI GOHARA, VICT\u00d3RIA MONTEIRO DE LIMA, GIOVANNI SALVAGNINI ZANAZOO<\/strong><br>jeudi 27 novembre 2025 de 13h \u00e0 15h : <a href=\"https:\/\/u-picardie-fr.zoom.us\/j\/93018646990?pwd=4HNwz3CEwGuf60XgZap0Bk0a9djLsQ.1\">https:\/\/u-picardie-fr.zoom.us\/j\/93018646990?pwd=4HNwz3CEwGuf60XgZap0Bk0a9djLsQ.1<\/a><\/h3>\n\n\n\n<p><strong>Kai Gohara, \u00ab\u00a0La sinc\u00e9rit\u00e9 et le silence chez Blanchot\u00a0\u2013\u00a0en comparaison avec Merleau-Ponty\u00a0\u00bb<\/strong><br>La publication en 2013 des <em>Recherches sur l\u2019usage litt\u00e9raire du langage<\/em>, notes pr\u00e9paratoires aux cours donn\u00e9s au Coll\u00e8ge de France en 1953, a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que Merleau-Ponty lisait \u00e0 l\u2019\u00e9poque les textes de Blanchot, parall\u00e8lement \u00e0 ceux de Val\u00e9ry, Parain, Paulhan, Sartre et autres. Merleau-Ponty et Blanchot faisaient partie des critiques qui, pendant et apr\u00e8s la guerre, se sont pench\u00e9s sur les nombreuses apories auxquelles se heurtait le langage litt\u00e9raire. En parcourant <em>Recherches<\/em>, on constate que les principales apories auxquelles Merleau-Ponty s\u2019int\u00e9ressait concernaient la \u00ab sinc\u00e9rit\u00e9 \u00bb et le \u00ab silence \u00bb de l\u2019\u00e9crivain. Ces th\u00e8mes \u00e9taient des questions que les critiques susmentionn\u00e9s abordaient chacun sous un angle diff\u00e9rent. Dans cette intervention, nous allons examiner les textes de Blanchot, notamment, \u00ab Le paradoxe d\u2019Aytr\u00e9 \u00bb (1946), afin de mettre en \u00e9vidence les diff\u00e9rences entre les points de vue de Merleau-Ponty et de Blanchot sur ces deux th\u00e8mes.<strong>Kai Gohara<\/strong> est professeur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Tokyo (Japon). Elle a soutenu sa th\u00e8se en 2007 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Paris 7 et a publi\u00e9 en japonais <em>L\u2019image minimale de la litt\u00e9rature\u00a0\u2013\u00a0sur Maurice Blanchot<\/em> (2011). Elle a publi\u00e9 des \u00e9tudes de l\u2019\u0153uvre de Blanchot en japonais et en fran\u00e7ais. Elle a particip\u00e9 aux traductions de <em>L\u2019Instant de ma mort<\/em>, de <em>L\u2019Entretien infini<\/em> et des <em>Chroniques litt\u00e9raires du<\/em> Journal des d\u00e9bats de Blanchot.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vict\u00f3ria Monteiro de Lima, \u00ab&nbsp;L\u2019ind\u00e9cidabilit\u00e9 de \u201c<em>veiller\u201d<\/em> dans <em>Thomas l\u2019obscur<\/em> (1950)&nbsp;\u00bb<\/strong><br>Cette intervention se penchera sur l\u2019ind\u00e9cidabilit\u00e9 s\u00e9mantique dans <em>Thomas l\u2019obscur<\/em> (1950), comprise comme un proc\u00e9d\u00e9 narratif qui oblige la pens\u00e9e \u00e0 op\u00e9rer avec des cat\u00e9gories inhabituelles d\u2019ind\u00e9termination et de n\u00e9gativit\u00e9, si caract\u00e9ristiques de l\u2019\u00e9criture de Blanchot. Ayant comme \u00e9tude de cas le verbe <em>veiller&nbsp;<\/em>\u2013&nbsp;dont la traduction en portugais br\u00e9silien oscille entre \u00ab&nbsp;<em>velar<\/em>&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;<em>vigiar<\/em>&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;<em>permanecer em vig\u00edlia<\/em>&nbsp;\u00bb&nbsp;\u2013&nbsp;dans le chapitre II, nous \u00e9valuerons les effets que chaque option produit dans l\u2019\u00e9conomie du paragraphe, en tenant compte de l\u2019ambiance plus large du r\u00e9cit. Comme on peut le constater, le choix du verbe \u00ab&nbsp;<em>velar<\/em>&nbsp;\u00bb inscrit la sc\u00e8ne dans une atmosph\u00e8re fun\u00e8bre et ritualiste qui est, en soi, la mise en sc\u00e8ne de l\u2019insaisissable&nbsp;: les mots d\u00e9signent des relations qu\u2019ils ne parviennent pas \u00e0 saisir, ils \u00ab&nbsp;veillent&nbsp;\u00bb tout en r\u00e9v\u00e9lant une absence. Quant \u00e0 \u00ab&nbsp;<em>vigiar<\/em>&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;<em>permanecer em vig\u00edlia<\/em>&nbsp;\u00bb, bien que ces verbes partagent une ph\u00e9nom\u00e9nologie de l\u2019attention \u00e0 l\u2019invisible, ils d\u00e9placent \u00e9galement l\u2019axe de l\u2019exp\u00e9rience du rituel de la mort vers la pure attente face au vide. Il s\u2019agit donc d\u2019une ambigu\u00eft\u00e9 qui reconfigure non seulement le sens, mais aussi l\u2019\u00e9conomie m\u00eame du regard dans le r\u00e9cit, apportant des nuances d\u00e9cisives dans la traduction. Le choix de l\u2019un ou l\u2019autre terme n\u2019est pas purement lexical, il est strat\u00e9gique, car il d\u00e9finit l\u2019axe de lecture, que ce soit par la voie de la mort et du secret (\u00ab&nbsp;<em>velar<\/em>&nbsp;\u00bb) ou par la voie de l\u2019attente et de l\u2019\u0153il int\u00e9rieur (\u00ab&nbsp;<em>vigiar<\/em>&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;<em>permanecer em vig\u00edlia<\/em>&nbsp;\u00bb), r\u00e9alit\u00e9s qui, chez Blanchot, souvent se confondent.<br><strong>Vict\u00f3ria Monteiro<\/strong>&nbsp;est ma\u00eetre en \u00c9tudes de la Traduction (Universidade de S\u00e3o Paulo) et titulaire d\u2019une licence en Lettres Modernes (Universidade de S\u00e3o Paulo | Universit\u00e9 Lumi\u00e8re Lyon 2). Son m\u00e9moire porte sur la pr\u00e9sence de la traduction dans l\u2019\u0153uvre de Blanchot et pr\u00e9sente \u00e9galement une traduction comment\u00e9e des quatre premiers chapitres de&nbsp;<em>Thomas l\u2019obscur<\/em>&nbsp;(1950). En 2025, elle a int\u00e9gr\u00e9 le comit\u00e9 d\u2019organisation de deux \u00e9v\u00e9nements consacr\u00e9s \u00e0 Blanchot au Br\u00e9sil&nbsp;: le II<sup>e<\/sup> Colloque International Maurice Blanchot (UFPR, Curitiba) et la I<sup>re<\/sup> Journ\u00e9e Maurice Blanchot (USP, S\u00e3o Paulo).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Giovanni Salvagnini Zanazzo, \u00ab&nbsp;La subjectivit\u00e9 n\u00e9gative dans la nouvelle version de <em>Thomas l\u2019obscur<\/em>&nbsp;\u00bb<\/strong><br>La notion de \u00ab&nbsp;subjectivit\u00e9 n\u00e9gative&nbsp;\u00bb vise \u00e0 identifier une approche de type apophatique de la subjectivit\u00e9, la consid\u00e9rant non par l\u2019accumulation de formes visibles et de signes identitaires mais, en revanche, comme ce sur quoi rien ne peut \u00eatre dit&nbsp;\u2013&nbsp;\u00e0 l\u2019image du Dieu de la th\u00e9ologie n\u00e9gative. Pour mieux \u00e9clairer le sens de cette notion, nous poserons une distinction entre le c\u00f4t\u00e9 \u00ab&nbsp;solide&nbsp;\u00bb et le c\u00f4t\u00e9 \u00ab&nbsp;irrempla\u00e7able&nbsp;\u00bb de la subjectivit\u00e9, o\u00f9 le premier c\u00f4t\u00e9 indique une solidit\u00e9 identitaire assez st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9e, de type bourgeois, tandis que le deuxi\u00e8me d\u00e9signe, \u00e0 travers une r\u00e9f\u00e9rence gidienne, le d\u00e9sir de se rendre irrempla\u00e7able, peu importe le moyen. C\u2019est notamment ce dernier volet, et pas seulement le premier, que la subjectivit\u00e9 n\u00e9gative met en crise. En ce sens, la nouvelle version de <em>Thomas l\u2019obscur<\/em> (1950) de Blanchot en constitue un cas exemplaire, dans la mesure o\u00f9 elle repr\u00e9sente la descente de son protagoniste dans la dimension neutre de la \u00ab&nbsp;nuit&nbsp;\u00bb. Il s\u2019agira donc d\u2019\u00e9tudier dans quelle mesure et par quels moyens ce roman participe du mouvement blanchotien de l\u2019\u00e9criture menant du \u00ab&nbsp;Je&nbsp;\u00bb au \u00ab&nbsp;Il&nbsp;\u00bb. Ce faisant, on mettra en \u00e9vidence qu\u2019il est possible d\u2019y d\u00e9celer encore des persistances non n\u00e9gligeables, m\u00eame si souvent n\u00e9glig\u00e9es, de la notion de subjectivit\u00e9&nbsp;\u2013&nbsp;\u00e0 la fois dans le point de vue situ\u00e9 du personnage et dans quelques-unes de ses consid\u00e9rations.<br><strong>Giovanni Salvagnini Zanazzo<\/strong> est doctorant \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Padoue, en Italie, en cotutelle avec l\u2019Universit\u00e9 Paris Nanterre. Son projet de th\u00e8se porte sur les repr\u00e9sentations \u00ab&nbsp;n\u00e9gatives&nbsp;\u00bb de la subjectivit\u00e9 dans les litt\u00e9ratures fran\u00e7aise et italienne du XX<sup>e<\/sup> et du XXI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Il a particip\u00e9 en tant qu\u2019intervenant ou organisateur \u00e0 plusieurs colloques nationaux et internationaux. Il a \u00e9galement publi\u00e9 de nombreux essais dans des revues acad\u00e9miques telles que la <em>Revue italienne d\u2019\u00e9tudes fran\u00e7aises<\/em>, <em>Between<\/em>, <em>Ligeia<\/em> et <em>Comparatistica<\/em>. Ses recherches portent aussi sur la r\u00e9ception du Japon dans la litt\u00e9rature fran\u00e7aise, sur la th\u00e9orie litt\u00e9raire contemporaine ainsi que sur des \u00e9crivains italiens et fran\u00e7ais (dont Landolfi, Manganelli, Val\u00e9ry, Barthes).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>&#8212;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>SIXI\u00c8ME S\u00c9ANCE &#8211; UNE CORRESPONDANCE POLITIQUE (1958-1970) : UN \u00c9TAT DES LIEUX<\/strong><br>mardi 10 juin 2025 \u00e0 13h (heure fran\u00e7aise) : <a href=\"https:\/\/u-picardie-fr.zoom.us\/j\/92316489410?pwd=RAZ2Bf3g8sSSvzmgUZRJKZ7TRaqdTa.1\">https:\/\/u-picardie-fr.zoom.us\/j\/92316489410?pwd=RAZ2Bf3g8sSSvzmgUZRJKZ7TRaqdTa.1<\/a><\/h3>\n\n\n\n<p>La s\u00e9ance prendra la forme d\u2019une table ronde.&nbsp;Christophe Bident, Jean-Fran\u00e7ois Hamel et Leslie Hill pr\u00e9senteront la correspondance politique qu\u2019entretient Blanchot entre 1958 et 1970, en particulier avec&nbsp;Dionys&nbsp;Mascolo&nbsp;et les amis qui fr\u00e9quentent l\u2019appartement parisien de Marguerite Duras, rue Saint-Beno\u00eet.<br>Publication du&nbsp;<em>14-Juillet&nbsp;<\/em>contre le retour de De Gaulle au pouvoir, Manifeste des 121, projet de Revue internationale, Comit\u00e9 \u00e9tudiants-\u00e9crivains de 1968&nbsp;: ces diff\u00e9rents \u00ab&nbsp;\u00e9pisodes&nbsp;\u00bb ont donn\u00e9 lieu \u00e0 des \u00e9crits publics mais aussi \u00e0 une intense correspondance qui nous rend cet engagement peut-\u00eatre plus lisible, en en accentuant les lignes de force, les enjeux, les objectifs et les difficult\u00e9s, les continuit\u00e9s et les discontinuit\u00e9s.<br>La pr\u00e9sentation sera suivie d\u2019un \u00e9change avec le public.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>&#8212;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>CINQUI\u00c8ME S\u00c9ANCE &#8211; <em>AMINADAB<\/em><\/strong><br>lundi 5 mai 2025 \u00e0 13h (heure fran\u00e7aise) : <a href=\"https:\/\/tinyurl.com\/webinaire-aminadab\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/tinyurl.com\/webinaire-aminadab<\/a><\/h3>\n\n\n\n<p>La s\u00e9ance du 5 mai 2025 \u00e0 13h (heure fran\u00e7aise) sera consacr\u00e9e \u00e0 la r\u00e9cente \u00e9dition (Kim\u00e9, 2024), par Leslie Hill et Philippe Lynes, d&rsquo;une version d&rsquo;<em>Aminadab&nbsp;<\/em>ant\u00e9rieure \u00e0 celle qui fut publi\u00e9e en 1942. Apr\u00e8s une pr\u00e9sentation de leur travail par les deux \u00e9diteurs, trois interventions se succ\u00e9deront.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Michael Holland<\/strong> &#8211; <em>\u00ab&nbsp;Le dernier moment\u2026 C\u2019est long, mais ce sera bon&nbsp;\u00bb. Le principe g\u00e9n\u00e9rateur d\u2019<\/em>Aminadab<em>.<\/em><br>Michael Holland lit Blanchot depuis de longues ann\u00e9es, et a publi\u00e9 des \u00e9tudes de son \u0153uvre en anglais et en fran\u00e7ais, dont certains ont \u00e9t\u00e9 traduites en allemand, espagnol et russe. Il a co-fond\u00e9 et co-\u00e9dit\u00e9 les&nbsp;<em>Cahiers Maurice Blanchot<\/em>&nbsp;(2011-2019). Il est l\u2019auteur d\u2019un&nbsp;<em>Blanchot Reader<\/em>&nbsp;(1995), d\u2019<em>Avant dire<\/em>&nbsp;(2015), un volume de ses essais sur Blanchot en fran\u00e7ais et il a publi\u00e9 une traduction en 4 volumes des&nbsp;<em>Chroniques litt\u00e9raires du&nbsp;<\/em>Journal des D\u00e9bats chez l\u2019\u00e9diteur new-yorkais Fordham (2014-2019). Il pr\u00e9pare avec Hannes Opelz un&nbsp;<em>Dictionnaire Maurice Blanchot<\/em>&nbsp;pour les \u00e9ditions Classiques Garnier.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ryotaro Nakata<\/strong> &#8211; <em>La texture invisible du texte : analyse des r\u00e9\u00e9critures d\u2019<\/em>Aminadab<br>Ryotaro Nakara est doctorant \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Tokyo. Son dernier article, \u00ab La possibilit\u00e9 de l\u2019art du roman : autour de <em>Thomas l\u2019Obscur<\/em> de Maurice Blanchot \u00bb, publi\u00e9 en japonais dans <em>\u00c9tudes de langue et litt\u00e9rature fran\u00e7aises<\/em> (n\u00b0126, 2025), explore une probl\u00e9matique de l\u2019art du roman \u00e0 travers une lecture de l\u2019\u0153uvre narrative de Blanchot.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Cl\u00e9ment Willer<\/strong> &#8211; <em>Beaucoup trop tard : quelques \u00e9l\u00e9ments pour une lecture crois\u00e9e d&rsquo;<\/em>Aminadab<em>&nbsp;de Maurice Blanchot et de&nbsp;<\/em>Sur le concept d&rsquo;histoire<em>&nbsp;de Walter Benjamin<\/em>.<br>Cl\u00e9ment Willer est docteur en litt\u00e9rature de l&rsquo;Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al et de l&rsquo;Universit\u00e9 de Strasbourg. Sa th\u00e8se s&rsquo;intitulait :&nbsp;<em>Il faudra quand m\u00eame essayer de ne pas le construire : le communisme sauvage de Marguerite Duras<\/em>. Une version sous forme d&rsquo;essai para\u00eetra chez Abr\u00fcpt en 2025.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>&#8212;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>QUATRI\u00c8ME S\u00c9ANCE &#8211; TRADUIRE MAURICE BLANCHOT<\/strong><br>22 novembre 2024, 13h \u00e0 15h heure fran\u00e7aise<br><a href=\"https:\/\/u-picardie-fr.zoom.us\/j\/97155740198?pwd=RqDatTj6eWjeBcIVwRbo4fF8lTkrqE.1\">https:\/\/u-picardie-fr.zoom.us\/j\/97155740198?pwd=RqDatTj6eWjeBcIVwRbo4fF8lTkrqE.1<\/a><\/h3>\n\n\n\n<p>La s\u00e9ance du 22 novembre est consacr\u00e9e \u00e0 <strong>Traduire Maurice Blanchot<\/strong>. \u00ab\u00a0Savons-nous tout ce que nous devons aux traducteurs et, plus encore, \u00e0 la traduction\u00a0?\u00a0\u00bb (Blanchot, <em>L\u2019Amiti\u00e9<\/em>). Il s\u2019agira ici de revenir sur la propre po\u00e9tique et politique des traducteurs de l\u2019\u00e9crivain, en lien ou non avec ce qu\u2019il a pu lui-m\u00eame th\u00e9oriser \u00e0 ce propos ici ou l\u00e0\u00a0(dans \u00ab\u00a0Traduire\u00a0\u00bb par exemple). Nous d\u00e9placerons ainsi la focale\u00a0: non plus sur Blanchot penseur de la traduction, voire traducteur amateur (de H\u00f6lderlin par exemple), mais sur Blanchot traduit en diverses langues (anglais am\u00e9ricain, japonais, persan, portugais du Br\u00e9sil\u2026), et dans cette perspective prendre un cas, une seule phrase tir\u00e9e d\u2019une de ses \u0153uvres qui ont pu faire l\u2019objet d\u2019une traduction, montrer les difficult\u00e9s qu\u2019elle pose en termes de r\u00e9ception, d\u2019interpr\u00e9tation, mais aussi de cr\u00e9ation, d\u2019invention d\u2019une langue qui n\u2019est plus celle de d\u00e9part, mais pas non plus tout \u00e0 fait celle d\u2019arriv\u00e9e\u2026\u00a0<br>Nous pourrons \u00e9couter et discuter les quatre interventions suivantes\u00a0:<br>\u00ab\u00a0\u201fIl\u201d pour la singularit\u00e9 impersonnelle\u00a0\u00bb, par Kai Gohara\u00a0;<br>\u00ab\u00a0Traduction termin\u00e9e, traduction interminable\u00a0\u00bb, par Zakir Paul\u00a0;<br>Titre \u00e0 pr\u00e9ciser, par Vict\u00f3ria Monteiro\u00a0;<br>\u00ab\u00a0Traduire l\u2019impossible\u00a0\u00bb, par Parham Shahrjerdi.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>&#8212;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>TROISI\u00c8ME S\u00c9ANCE<br><\/strong>18 novembre 2024, 13h \u00e0 15h heure fran\u00e7aise<br><a href=\"https:\/\/u-picardie-fr.zoom.us\/j\/99041349260?pwd=Mh2U5r0NnnX4uYlci2kd8aWHwCZIA9.1\">https:\/\/u-picardie-fr.zoom.us\/j\/99041349260?pwd=Mh2U5r0NnnX4uYlci2kd8aWHwCZIA9.1<\/a><\/h3>\n\n\n\n<p>La s\u00e9ance du 18 novembre est consacr\u00e9e \u00e0 <strong>la valeur d\u2019usage de Maurice Blanchot. <\/strong>Il sera question de dire comment les textes de Blanchot peuvent \u00eatre lus, relus, repris, utilis\u00e9s, quitte \u00e0 \u00eatre mal compris, transform\u00e9s, d\u00e9plac\u00e9s, dans d\u2019importantes interrogations intellectuelles contemporaines. L\u2019intitul\u00e9 est doublement emprunt\u00e9 \u00e0 Marx et \u00e0 Bataille. Dans une suite de textes des ann\u00e9es 1930, qui n\u2019ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s que de fa\u00e7on posthume, Bataille \u00e9clairait ce qu\u2019il nommait \u00ab\u00a0la valeur d\u2019usage de Sade\u00a0\u00bb et en quoi elle dispose \u00e0 une \u00ab\u00a0h\u00e9t\u00e9rologie\u00a0\u00bb. Quelle est donc, aujourd\u2019hui, la valeur d\u2019usage de Blanchot\u00a0?<br>Nous pourrons \u00e9couter et discuter les trois interventions suivantes\u00a0:<br>Attention vuln\u00e9rable, par Parham Shahrjerdi<br>De l\u2019actualit\u00e9 de certains d\u00e9bats sur le messianisme \u2013 de Blanchot \u00e0 Levinas, Derrida et Pelbart, par Mayara Dionizio<br><em>Aminadab<\/em>, la terre et les profondeurs v\u00e9g\u00e9tales\u00a0: un <em>Green Blanchot<\/em>, par Philippe Lynes<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>&#8212;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>DEUXI\u00c8ME S\u00c9ANCE<\/strong><br>5 juin 2024, 13h \u00e0 15h heure fran\u00e7aise<\/h3>\n\n\n\n<p>Cette s\u00e9ance sera consacr\u00e9e aux travaux actuels de deux doctorants et d\u2019un r\u00e9cent docteur. Chaque intervenant proposera une communication de 20 minutes, suivie d\u2019un temps de d\u00e9bat.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Alex Obrigewitsch, doctorant, Universit\u00e9 de Sussex (Royaume-Uni)<\/strong> :<br><strong>Pas de la Lettre : Entre Autobiographie et Allothanatographie, Derrida et Blanchot<\/strong><br>Depuis sa premi\u00e8re parution, <em>Demeure<\/em> de Derrida s\u2019est impos\u00e9e comme la lecture de <em>L\u2019Instant de ma mort<\/em> de Blanchot&nbsp;qui fait autorit\u00e9 (les deux textes allant jusqu\u2019\u00e0 partager la couverture du m\u00eame livre dans leur \u00e9dition anglaise). Mais par quelle autorit\u00e9 le texte de Derrida revendique-t-il une place aussi centrale ? Par quoi s\u2019impose-t-il et demeure-t-il ? Pas plus qu\u2019une lettre. Cette pr\u00e9sentation propose une contre-lecture \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 de la lecture&nbsp;de Derrida<em> \u00e0 la lettre<\/em>, en demeurant dans l\u2019esprit errant et itin\u00e9rant de la pens\u00e9e de Blanchot et suivant l\u2019exigence de l\u2019\u00e9criture. Contestant l\u2019attestation par Derrida du caract\u00e8re autobiographique du r\u00e9cit de Blanchot, cette communication insiste sur le caract\u00e8re n\u00e9cessairement allothanatographique de <em>L\u2019Instant de ma mort<\/em>&nbsp;: son \u00e9criture, comme toute \u00e9criture, reste celui d\u2019une autre mort, de la mort d\u2019un autre. Reprenant la lecture du texte de Blanchot derri\u00e8re Derrida, cette pr\u00e9sentation s\u2019oriente vers la lecture du r\u00e9cit&nbsp;<em>avant la lettre<\/em>, c\u2019est-\u00e0-dire de ce qui demeure de son \u00e9criture, attestant de l\u2019impossibilit\u00e9 de dire.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Salatyiel Zue Aba\u2019a, doctorant, Universit\u00e9 de Picardie \u2013&nbsp;Jules Verne (France)<\/strong> :<br><strong>Blanchot, Levinas, Derrida : une notion de&nbsp;\u00ab&nbsp;justice ind\u00e9cidable&nbsp;\u00bb<\/strong><br>Pendant longtemps, Emmanuel Levinas est rest\u00e9 l\u2019un des interlocuteurs privil\u00e9gi\u00e9s de Maurice Blanchot. Ensemble, ils ont centr\u00e9 leur r\u00e9flexion politique sur la question du langage. S\u00e9par\u00e9ment, mais toujours en \u00e9cho, ils ont \u00e9tabli des notions telles que \u00ab&nbsp;le neutre&nbsp;\u00bb et l\u2019 \u00ab&nbsp;Il y a&nbsp;\u00bb, des essais comme&nbsp;<em>L\u2019Entretien infini&nbsp;<\/em>et&nbsp;<em>Totalit\u00e9 et infini<\/em>, avec le but de redonner un sens \u00e0 un monde marqu\u00e9 par la terreur. \u00c0 partir de 1963, les commentaires de Derrida ont donn\u00e9 un nouveau relief \u00e0 ces rapports, en les orientant, entre autres, vers une notion de \u00ab&nbsp;justice ind\u00e9cidable&nbsp;\u00bb. Cette communication intervient dans le contexte d\u2019une th\u00e8se de doctorat qui tente de penser l\u2019exercice de la loi en lien \u00e0 une pens\u00e9e litt\u00e9raire et philosophique et de justifier, \u00e0 travers la responsabilit\u00e9 envers autrui, l\u2019\u00e9thique du pouvoir qui \u00e9merge dans le langage.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Cl\u00e9ment Willer, docteur, Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al et Universit\u00e9 de Strasbourg<\/strong> :<br><strong>Le surgissement d\u2019une \u00ab&nbsp;catastrophe&nbsp;\u00bb incontr\u00f4lable : une lecture des <em>Impudents<\/em> de Marguerite Duras (1943) \u00e0 partir de la critique de Maurice Blanchot dans <em>Le Journal des D\u00e9bats.<\/em><\/strong><br>La recension que livre Maurice Blanchot dans le <em>Journal des D\u00e9bats<\/em>, en 1943, du premier roman de Marguerite Duras, <em>Les Impudents<\/em>, est une des premi\u00e8res traces de leur amiti\u00e9. <em>Les Impudents <\/em>est l\u2019histoire de Maud Taneran, jeune fille repli\u00e9e dans une solitude sauvage, cherchant \u00e0 \u00e9chapper \u00e0 un certain nombre de logiques familiales et sociales suffocantes. Sa m\u00e8re la d\u00e9crit comme une \u00ab&nbsp;catastrophe&nbsp;\u00bb \u00e9nigmatique, incontr\u00f4lable. Revenant \u00e0 la lecture de Maurice Blanchot qui en souligne la critique des aspects les plus \u00ab&nbsp;lugubres&nbsp;\u00bb de la soci\u00e9t\u00e9 moderne, puisant aussi dans <em>La Mort de la nature<\/em> de l\u2019historienne \u00e9cof\u00e9ministe Carolyn Merchant, il s\u2019agira de d\u00e9plier les significations anti-autoritaires et anti-patriarcales de ce premier roman. Il semble qu\u2019on trouve en effet dans <em>Les Impudents<\/em> des pr\u00e9misses de ce que Marguerite Duras nommera \u00ab&nbsp;refus sauvage&nbsp;\u00bb en 1968, expression associant une dimension que l\u2019on peut qualifier de blanchotienne, celle du refus, et une dimension que l\u2019on peut qualifier d\u2019\u00e9cof\u00e9ministe, celle du sauvage.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>&#8212;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>PREMI\u00c8RE S\u00c9ANCE&nbsp;: BLANCHOT POLITIQUE, AVEC LESLIE HILL<\/strong><br>8 mars 2024<br><em>\u00e0 7h heure de Montr\u00e9al et New York, 12h heure de Londres, 13h heure de Paris, 21h heure de Tokyo\u2026<\/em><br><em>Lien de connexion&nbsp;:<\/em> <a href=\"https:\/\/u-picardie-fr.zoom.us\/j\/8697149030?pwd=SE12dUtFUnJqWDZKbVZhdzd2WGM2dz09\">https:\/\/u-picardie-fr.zoom.us\/j\/8697149030?pwd=SE12dUtFUnJqWDZKbVZhdzd2WGM2dz09<\/a><\/h3>\n\n\n\n<p>Nous constatons ces derni\u00e8res ann\u00e9es un net regain des recherches internationales sur Maurice Blanchot : livre de Jean-Fran\u00e7ois Hamel sur les ann\u00e9es 68 de Blanchot, publication par Philippe Lynes et Leslie Hill des premiers \u00e9crits romanesques,&nbsp;<em>Thomas le Solitaire<\/em>&nbsp;et <em>Le Mythe d\u2019Ulysse<\/em>,&nbsp;cr\u00e9ation d\u2019une collection \u00ab&nbsp;Blanchot-Studien&nbsp;\u00bb en Allemagne, colloque au Japon sur \u00ab&nbsp;Giraudoux-Sartre-Blanchot&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Dictionnaire Maurice Blanchot<\/em>&nbsp;\u00e0 para\u00eetre sous la direction de&nbsp;Mike Holland et&nbsp;Hannes Opelz\u2026&nbsp;plusieurs th\u00e8ses soutenues ou en cours\u2026 Dans ce contexte, un livre-somme a vu le jour&nbsp;: le <em>Blanchot politique<\/em>&nbsp;de Leslie Hill.<br>L\u2019expertise de Leslie Hill sur Blanchot n\u2019est plus \u00e0 d\u00e9montrer. Depuis son <em>Blanchot&nbsp;: Extreme Contemporary<\/em>, paru chez Routledge en 1997, il a consacr\u00e9 plusieurs livres \u00e0 Blanchot et \u00e0 des \u00e9crivains qui lui sont proches. Son <em>Blanchot politique<\/em> <em>\u2013&nbsp;sur une r\u00e9flexion jamais interrompue<\/em> est un \u00e9v\u00e9nement&nbsp;: publi\u00e9 en fran\u00e7ais, aux \u00e9ditions Furor (2020), il renouvelle radicalement la compr\u00e9hension du parcours politique de Blanchot. \u00c0 rebours des lectures trop h\u00e2tives qui ont eu cours depuis quarante ans, et encore ces derni\u00e8res ann\u00e9es, avec lesquelles il entre en controverse, Leslie Hill a effectu\u00e9 un travail de recherche, de contextualisation et de lecture monumental, qui lui permet de mettre \u00e0 jour de nouveaux \u00e9l\u00e9ments et de pr\u00e9ciser ou de modifier ce que nous pensions d\u00e9j\u00e0 savoir. Nul ne saurait d\u00e9sormais parler avec un tant soit peu de s\u00e9rieux de l\u2019itin\u00e9raire politique de Blanchot sans avoir lu ce livre. En \u00e9vitant tout parti pris id\u00e9ologique, toute vis\u00e9e pol\u00e9mique, en revisitant toute l\u2019\u0153uvre, articles de presse, romans, r\u00e9cits, essais,&nbsp;<em>Blanchot politique<\/em>&nbsp;renouvelle notre compr\u00e9hension de l\u2019\u00e9crivain et de sa pens\u00e9e.<br>Au cours de cette premi\u00e8re s\u00e9ance du webinaire international consacr\u00e9 \u00e0 Blanchot, nous aborderons la question du p\u00e9rim\u00e8tre r\u00e9el, difficile \u00e0 cerner, et qui engage d\u2019embl\u00e9e l\u2019interpr\u00e9tation, du <em>corpus <\/em>des \u00e9crits politiques de Blanchot dans les ann\u00e9es 1930&nbsp;; celle des principes qui guidaient ses positionnements pendant la m\u00eame p\u00e9riode, notamment, au sein de la Jeune Droite, son antis\u00e9mitisme suppos\u00e9 qui percerait dans <em>Combat<\/em> et <em>L\u2019Insurg\u00e9<\/em>&nbsp;; celle de la mani\u00e8re dont on peut prendre en compte r\u00e9cits et romans dans les analyses, ce qui exc\u00e8de cette fois cette seule p\u00e9riode&nbsp;; enfin, celle de la meilleure fa\u00e7on de qualifier le rapport de Blanchot \u00e0 la politique au fil du temps&nbsp;: \u00ab&nbsp;r\u00e9flexion&nbsp;\u00bb, d\u2019embl\u00e9e&nbsp;? ou \u00ab&nbsp;r\u00e9action&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;passion&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;pens\u00e9e&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;\u00e9criture&nbsp;\u00bb&nbsp;?&nbsp;<br><em>Les lecteurs peuvent se procurer le livre de Leslie Hill directement aupr\u00e8s des \u00e9ditions Furor&nbsp;:<\/em> <a href=\"https:\/\/editions-furor.com\/wp-content\/uploads\/Presentation_Blanchot-politique_site.pdf\">https:\/\/editions-furor.com\/wp-content\/uploads\/Presentation_Blanchot-politique_site.pdf<\/a><br>Signalons \u00e9galement&nbsp;:<br><em>Maurice Blanchot and Fragmentary Writing : A Change of Epoch<\/em>, Continuum, New York, 2012<br><em>Nancy, Blanchot : A Serious Controversy<\/em>, Rowman &amp; Littlefield International, London, 2018<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Prochaine s\u00e9ance le mercredi 29 avril 2026 \u00e0 13h. 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