{"id":1067,"date":"2026-01-30T12:26:24","date_gmt":"2026-01-30T11:26:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/crae\/?p=1067"},"modified":"2026-03-14T11:30:18","modified_gmt":"2026-03-14T10:30:18","slug":"ecrire-avec","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/crae\/ecrire-avec\/","title":{"rendered":"\u00c9crire avec\u2026"},"content":{"rendered":"\n<p>A partir du d\u00e9but d\u2019\u00e9nonc\u00e9 suivant \u2013 \u00c9crire avec\u2026, ce s\u00e9minaire propose \u00e0 des artistes et\/ou chercheurs.euses de pr\u00e9senter leurs travaux sous l\u2019angle d\u2019une \u00e9criture qui ne passe pas par les modalit\u00e9s textuelles habituelles. Il s\u2019agit ainsi de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 l\u2019\u00e9largissement du champ de l\u2019\u00e9criture.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>25-26 : saison 3<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00c9crire avec sa vie : sc\u00e8nes et ob-sc\u00e8nes autobiographiques &#8211; Janaina Leite<br>vendredi 29 mai 2026<\/strong>, <strong>10h \u00e0 12h30, salle \u00e0 confirmer<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9crire avec sa vie : sc\u00e8nes et ob-sc\u00e8nes autobiographiques<\/strong><br>Une proposition d\u2019\u00e9criture situ\u00e9e entre \u00e9criture de soi, document et geste ethnographique.<br>\u00c0 partir de documents h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes \u2014 archives personnelles, mat\u00e9riaux bruts, images, sons \u2014 l\u2019\u00e9criture se construit par montage, faisant vaciller les fronti\u00e8res entre r\u00e9cit, registre et performativit\u00e9.<br>Dans cet espace entre la sc\u00e8ne et l\u2019ob-sc\u00e8ne, le document transite du statut d\u2019indice du r\u00e9el vers une lecture de sa dimension symptomatique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Janaina Leite <\/strong>est metteuse en sc\u00e8ne, dramaturge et post-docteure \u00e0 l\u2019\u00c9cole de Communication et des Arts de l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP). Figure de r\u00e9f\u00e9rence de la sc\u00e8ne br\u00e9silienne dans le champ des th\u00e9\u00e2tres du r\u00e9el, elle a d\u00e9velopp\u00e9 des \u0153uvres telles que <em>Conversas com meu pai<\/em>, <em>Stabat Mater<\/em> (Prix Shell de la dramaturgie, 2020), <em>Camming 101 Nuits<\/em>, <em>Histoire de l\u2019\u0152il \u2013 un conte de f\u00e9es porno noir<\/em> et <em>Deeper<\/em>. En 2014, elle publie aux \u00e9ditions Perspectiva l\u2019ouvrage <em>Autoescrituras performatives : du journal \u00e0 la sc\u00e8ne<\/em>, puis en 2025 <em>Le F\u00e9minin et l\u2019Abjection \u2013 essais sur l\u2019ob-sc\u00e8ne contemporaine<\/em> chez Annablume. Son travail a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 dans des pays tels que la France, l\u2019Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, le Chili, la Belgique, le Mexique et l\u2019Allemagne, tant \u00e0 travers ses spectacles que ses productions th\u00e9oriques.<br><a href=\"https:\/\/www.janainaleite.com.br\/\">https:\/\/www.janainaleite.com.br\/<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>En relation avec cette s\u00e9ance, le spectacle de Janaina Leite, <em><strong>Histoire de l\u2019\u0153il<\/strong><\/em>, sera jou\u00e9 au Carreau du Temple \u00e0 Paris le jeudi 28 et vendredi 29 mai 2026 : <a href=\"https:\/\/www.lecarreaudutemple.eu\/evenements\/histoire-de-l-oeil-janaina-leite\/\">https:\/\/www.lecarreaudutemple.eu\/evenements\/histoire-de-l-oeil-janaina-leite\/<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">&#8212;&#8211;<em>s\u00e9ances pr\u00e9c\u00e9dentes<\/em>&#8212;&#8211;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00c9crire avec les langues &#8211; Marianne Mispela\u00ebre<br>mardi 16 d\u00e9cembre 2025 de 13h \u00e0 16h, salle F112 (Citadelle)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9crire avec les langues<\/strong><br>Par d\u00e9finition, les langues sont \u00e0 la fois des syst\u00e8mes de communication et des moyens d\u2019identification. Mais une langue ne regroupe pas seulement des mots. Elle est un prisme, un point de vue, un filtre, une fen\u00eatre ouverte sur le monde. Ainsi, les mani\u00e8res dont nous pensons, parlons, r\u00eavons et agissons seraient conditionn\u00e9es par la (les) langue(s) que nous utilisons.<br>\u00c0 travers un processus collectif et collaboratif, nous tenterons de traduire ensemble des mots, des langues et des signes, des relations sociales, des corps, des repr\u00e9sentations visuelles, fa\u00e7ons de dire, de raconter et de penser notre environnement proche ou lointain. Nous travaillerons sous une forme conversationnelle (transmission &#8211; digestion). Comment l\u2019interpr\u00e9tation, la perception, l\u2019intelligence collective nous aident-elles \u00e0 \u00ab&nbsp;lire&nbsp;\u00bb le monde ? Nous arpenterons \u00e9galement le livre de Marianne Mispela\u00ebre\u00ab&nbsp;Tu peux r\u00e9p\u00e9ter&nbsp;?&nbsp;\u00bb, r\u00e9alis\u00e9 suite \u00e0 un travail qu&rsquo;elle a effectu\u00e9 avec des enseignantes et des \u00e9l\u00e8ves, et activerons un des protocoles qu&rsquo;il propose.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Marianne&nbsp;Mispela\u00ebre<\/strong> (1988) est artiste. Sa mati\u00e8re premi\u00e8re rel\u00e8ve de&nbsp;zones de contact : rencontres, \u00e9changes, transmissions, collaborations, emprunts, n\u00e9gociations, affrontements. Elle \u00e9coute et observe les relations sociales, le langage (langues, gestes, silences) &#8211; ce que le langage fait sur ses usagers et usag\u00e8res, ce que celleux-ci lui font. \u00c0 travers des interventions souvent minimales, elle \u00e9tudie la mani\u00e8re dont la m\u00e9moire collective et l&rsquo;identit\u00e9 s&rsquo;inscrivent dans les actes quotidiens. R\u00e9pondant souvent \u00e0 des protocoles, son travail s\u2019incarne via une vari\u00e9t\u00e9 de m\u00e9diums : dessin mural, action performative, image photographique, vid\u00e9o, film, typographie, texte, \u00e9dition, installation. Il est souvent amen\u00e9 \u00e0 \u00eatre activ\u00e9, interpr\u00e9t\u00e9 (par elle ou par d\u2019autres), privil\u00e9giant l\u2019in situ et l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re. Il a \u00e9t\u00e9 expos\u00e9 en France et \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, et a int\u00e9gr\u00e9 de nombreuses collections publiques. Son approche de l&rsquo;art en fait un espace de r\u00e9flexion critique et d&rsquo;exp\u00e9riences partag\u00e9es, un \u00ab&nbsp;outil pour lire&nbsp;\u00bb la soci\u00e9t\u00e9.<br><a href=\"https:\/\/www.mariannemispelaere.com\">https:\/\/www.mariannemispelaere.com<\/a><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00c9crire avec la marche et la contemplation de la ville &#8211; Ver\u00f4nica Veloso<br>mardi 25 novembre 2025 de 9h \u00e0 12h \u00e0 la Citadelle<\/strong> <strong>(salle F111)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p><strong>Marcher comme forme d&rsquo;\u00e9criture et marcher comme moteur de l&rsquo;\u00e9criture.<\/strong> L&rsquo;action de marcher peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une activit\u00e9 ordinaire ou banale lorsqu&rsquo;elle se limite aux trajets fonctionnels effectu\u00e9s quotidiennement, dans lesquels le temps de d\u00e9placement doit \u00eatre r\u00e9duit et optimis\u00e9. Cependant, lorsque l&rsquo;on consid\u00e8re la marche comme une action esth\u00e9tique, cette activit\u00e9 se d\u00e9ploie en de multiples possibilit\u00e9s, susceptibles d&rsquo;\u00eatre analys\u00e9es \u00e0 partir de perspectives sociologiques, anthropologiques, philosophiques, \u00e9ducatives et artistiques, entre autres. Cette autre fa\u00e7on de marcher engage le corps dans tous ses sens, l&rsquo;invitant \u00e0 d&rsquo;autres \u00e9tats d&rsquo;attention et de contemplation de la ville. Elle propose \u00e9galement une mani\u00e8re moins \u00e9conomique de g\u00e9rer le temps. \u00c0 partir de quelques r\u00e9f\u00e9rences issues du domaine de la performance et de la litt\u00e9rature, des proc\u00e9dures de cr\u00e9ation bas\u00e9es sur l&rsquo;interface entre l&rsquo;\u00e9criture et la marche seront propos\u00e9es. Dans un premier temps, en exp\u00e9rimentant pratiquement la marche et ses d\u00e9veloppements sous forme d&rsquo;\u00e9criture et, dans un second temps, \u00e0 partir de la restitution des mat\u00e9riaux produits et du partage de certains r\u00e9f\u00e9rences.<br><br><strong>Ver\u00f4nica Veloso <\/strong>est ma\u00eetresse de conf\u00e9rences et chercheuse au D\u00e9partement des Arts de la Sc\u00e8ne de l&rsquo;Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo (USP) et au programme de troisi\u00e8me cycle dans le domaine de la recherche en arts de la sc\u00e8ne et \u00e9ducation. Titulaire d&rsquo;un doctorat et d&rsquo;un master en arts de l&rsquo;ECA-USP, elle a effectu\u00e9 un stage doctoral \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Sorbonne Nouvelle \u2013 Paris 3. Elle fait partie du Coletivo Teatro Dodecaf\u00f4nico. Sur le plan artistique et acad\u00e9mique, elle \u00e9tudie l&rsquo;interface entre les langages et la marche en tant que pratique esth\u00e9tique, politique et p\u00e9dagogique. Elle est l&rsquo;auteure du livre <em>Percorrer a cidade \u00e0 p\u00e9: a\u00e7\u00f5es teatrais e performativas no contexto urbano<\/em> \/ <em>Parcourir la ville \u00e0 pied : actions th\u00e9\u00e2trales et performatives dans le contexte urbain<\/em> (publi\u00e9 au Br\u00e9sil par la maison d\u2019\u00e9dition Appris, en 2021). Elle m\u00e8ne actuellement des recherches postdoctorales sur l\u2019\u00e9ducation esth\u00e9tique dans la formation des enseignants \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Nanterre Paris X, avec le soutien de la Fapesp.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00c9crire avec l&rsquo;agriculture &#8211; Nina Ferrer-Gleize<br>jeudi 12 f\u00e9vrier 2026 de 13h \u00e0 16h, citadelle, salle F112<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9crire avec l&rsquo;agriculture<\/strong><br>S&rsquo;en tenir \u00e0 une \u00e9chelle r\u00e9duite d&rsquo;arpentage et d&rsquo;investigation ; \u00eatre au plus pr\u00e8s du sol ; \u00e9crire par induction, empreinte, contact. \u00c0 partir d&rsquo;une pr\u00e9sentation de son travail L&rsquo;Agriculture comme \u00e9criture, Nina Ferrer-Gleize proposera d&rsquo;explorer diff\u00e9rentes fa\u00e7ons d&rsquo;\u00e9crire l&rsquo;enqu\u00eate et le milieu, en \u00e9troite relation avec l&rsquo;image photographique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nina Ferrer-Gleize <\/strong>est photographe, autrice, chercheuse et \u00e9ditrice. Sa pratique fait se rencontrer textes et images dans le champ de la cr\u00e9ation artistique documentaire, mais \u00e9galement du c\u00f4t\u00e9 de la recherche th\u00e9orique et critique. Son livre L\u2019Agriculture comme \u00e9criture est paru en 2023 aux \u00e9ditions GwinZegal. Ses premi\u00e8res expositions personnelles se sont tenues au Bleu du Ciel (Lyon, 2021) et au centre d\u2019art GwinZegal (Guingamp, 2023). Elle est titulaire d\u2019un doctorat de cr\u00e9ation (ENSP, AMU, 2021) et a \u00e9galement \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 Paris Cit\u00e9, \u00e0 la HEAR-Strasbourg et \u00e0 l\u2019\u00c9SAL \u00c9pinal. Nina Ferrer-Gleize a co-fond\u00e9 P\u00e9trole \u00e9ditions en 2013. Elle enseigne la photographie et la culture visuelle au sein de l\u2019option Design graphique de l&rsquo;ESAD Valence.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00c9crire avec les voix &#8211; Dominique Petitgand<br>jeudi 12 mars 2026 de 13h \u00e0 16h, citadelle, salle <\/strong>F112<\/h3>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9crire avec les voix<\/strong><br>Tout commence par l\u2019\u00e9coute. \u00c9couter une personne, puis \u00e9couter l\u2019enregistrement, enfin \u00e9couter le montage en train de se faire. Plus tard, \u00e9couter un lieu, la diffusion des voix et les silences entre les sons. La pratique de Dominique Petitgand s\u2019est constitu\u00e9e autour d\u2019un fil conducteur : les voix d\u00e9coup\u00e9es, d\u00e9pli\u00e9es et diffus\u00e9es \u2014 accompagn\u00e9es d\u2019autres sons, bruits ou \u00e9l\u00e9ments musicaux \u2014 dans des lieux \u00e0 la mesure desquels elles se mesurent et r\u00e9sonnent. Il proc\u00e8de ainsi : les enregistrements, la r\u00e9colte de paroles et de pr\u00e9sences produisent des architectures sonores et des narrations miniatures, des montages qui donnent lieu \u00e0 des installations en se confrontant aux lieux d\u2019exposition mais aussi \u00e0 des diffusions en relation \u00e0 la radio, en ligne ou lors de s\u00e9ances publiques d\u2019\u00e9coute en plein air ou dans des lieux clos de spectacle, en parall\u00e8le \u00e0 des \u00e9ditions sonores et des publications.<br>Cette pr\u00e9sentation de sa pratique de cr\u00e9ation sonore sera accompagn\u00e9e d\u2019une documentation : \u00e9coute d\u2019un \u00e9chantillon d\u2019oeuvres, vues et documents d\u2019expositions, traces \u00e9crites et publications.<br>Ainsi qu\u2019une proposition d\u2019activation d\u2019un jeu d\u2019\u00e9coute et d\u2019un protocole d\u2019\u00e9critures : \u00e0 partir de la visite silencieuse et en groupe d\u2019un lieu proche de la salle du s\u00e9minaire \u2014 \u00e0 d\u00e9finir selon les crit\u00e8res de proximit\u00e9 et d\u2019articulation architecture \/ son\u2014, d\u2019une \u00e9coute attentive de la situation sonore du lieu, diff\u00e9rents mode de description seront propos\u00e9s et exp\u00e9riment\u00e9s : notes d\u2019\u00e9coutes (inventaire des sons produits par et dans le lieu), cartographie sonore (comportement de ces sons dans l\u2019espace), partition (comportement de ces sons dans le temps).<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis les ann\u00e9es 90, <strong>Dominique Petitgand<\/strong> d\u00e9veloppe un travail li\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9coute, la parole, la sonorit\u00e9 des mots, des bruits et des lieux. Il compose et r\u00e9alise des pi\u00e8ces sonores, parl\u00e9es, musicales et silencieuses. Dominique Petitgand montre r\u00e9guli\u00e8rement son travail en France et \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, lors d\u2019expositions personnelles ou collectives, dans des mus\u00e9es, des centres d\u2019art, des galeries mais aussi des th\u00e9\u00e2tres, des salles de spectacle, des jardins ou lors de festivals li\u00e9s \u00e0 diff\u00e9rents champs artistiques. Plusieurs de ses oeuvres sont pr\u00e9sentes dans des collections publiques et priv\u00e9es. Il a \u00e9crit et publi\u00e9 plusieurs ouvrages monographiques ou livres d\u2019artiste autour de sa pratique d&rsquo;\u00e9coute et de cr\u00e9ation sonore. Il a \u00e9galement publi\u00e9 une dizaine de disques monographiques.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>23-24 : saison 2<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Le s\u00e9minaire aura lieu les jeudis suivants de 14h \u00e0 17h en salle F112 (UPJV, Citadelle) : 8\/02 ; 29\/02<br>8\/02 : \u00e9crire avec du code et des algorithmes, Agn\u00e8s de Cayeux et Olivain Porry<br>29\/02 : \u00e9crire avec des archives, Agn\u00e8s Geoffray et Vanessa Desclaux<br>Sally Bonn et Guillaume Pin\u00e7on<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00c9crire avec les archives de la justice des mineurs &#8211; Agn\u00e8s Geoffray et Vanessa Desclaux<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\"><em>Obliques, obstin\u00e9es, orageuses<\/em><\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.u-picardie.fr\/crae\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/ROSE-PETROLEUSE.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1701\" style=\"width:408px;height:auto\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><br>Abordant la conf\u00e9rence comme un espace polyphonique et performatif, Agn\u00e8s Geoffray et Vanessa Desclaux partageront un projet de recherche et de cr\u00e9ation en cours \u00e0 travers lequel elles explorent des figures de filles consid\u00e9r\u00e9es comme \u00ab d\u00e9linquantes \u00bb ou \u00ab d\u00e9viantes \u00bb tout au long du XX\u00e8me si\u00e8cle, et jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui.<br>Travaillant \u00e0 partir de leurs collectes dans diff\u00e9rentes archives, elles arpentent des histoires de r\u00e9voltes, de r\u00e9sistance et d\u2019\u00e9mancipation \u00e0 travers des exp\u00e9riences v\u00e9cues ou des r\u00e9cits de fiction. Elles se fraient un chemin dans la masse de l\u2019histoire de l\u2019\u00e9ducation surveill\u00e9e et de la justice des mineur.e.s et font surgir des images et des voix pour donner corps \u00e0 ces filles rebelles, parfois violentes, rarement sujets de leur histoire.<br>Suite \u00e0 la pr\u00e9sentation de leur travail commun en cours, Agn\u00e8s Geoffray et Vanessa Desclaux proposent aux \u00e9tudiant.e.s de travailler autour de documents en lien avec leurs propres recherches. Il s\u2019agit de pr\u00e9lever dans vos sources trois documents de nature diff\u00e9rente, dont au moins une image. Textes th\u00e9oriques, r\u00e9cits historiques, documents administratifs, textes po\u00e9tiques ou litt\u00e9raires, articles de presse, \u0153uvres d\u2019art, photographies de presse ou familiales\u2026 Nous convoquerons nos diff\u00e9rentes mani\u00e8res de penser et d\u2019\u00e9crire, <em>avec<\/em> et <em>entre<\/em> les divers documents textuels ou visuels qui nourrissent nos recherches.<br><br>Cr\u00e9dit photo&nbsp;: Agn\u00e8s Geoffray, <em>Les orageuses<\/em>, 2023<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00c9crire avec du code et des algorithmes &#8211; Agn\u00e8s de Cayeux et Olivain Porry<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Lors du s\u00e9minaire \u00ab\u00a0\u00c9crire avec\u00a0\u00bb, Olivain Porry a explor\u00e9 les liens entre la langue et l&rsquo;informatique, notamment dans la perspective d&rsquo;\u00e9crire pour les ordinateurs plut\u00f4t qu&rsquo;avec eux. Partant d&rsquo;un des premiers projets reconnus de litt\u00e9rature \u00e9lectronique, le g\u00e9n\u00e9rateur de lettres d&rsquo;amour de Christopher Strachey (1953), diff\u00e9rentes modalit\u00e9s d&rsquo;\u00e9criture dont les machines se r\u00e9v\u00e8lent \u00eatre les principaux destinataires ont \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9es. Les langages de programmation exotiques et leur capacit\u00e9 \u00e0 \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9s diff\u00e9remment par les humains et les ordinateurs ont ainsi \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s. Le programme \u00ab\u00a0Hello World\u00a0\u00bb r\u00e9dig\u00e9 en langage de programmation Shakespeare peut \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9 par un ordinateur mais aussi jou\u00e9 sur une sc\u00e8ne de th\u00e9\u00e2tre, tandis que son \u00e9quivalent en langage Chef peut mener \u00e0 la pr\u00e9paration d&rsquo;un g\u00e2teau au chocolat. Par la suite, Olivain Porry a \u00e9voqu\u00e9 le langage naturel et sa capacit\u00e9 \u00e0 \u00eatre, aujourd&rsquo;hui, lu et interpr\u00e9t\u00e9 par des mod\u00e8les d&rsquo;intelligence artificielle. Deux dimensions sp\u00e9cifiques du langage, lorsqu&rsquo;il est produit \u00e0 destination des machines, ont ainsi \u00e9t\u00e9 mises en avant : son op\u00e9rativit\u00e9, sa capacit\u00e9 d&rsquo;action sur le r\u00e9el, et sa fluidit\u00e9, sa capacit\u00e9 \u00e0 prendre des formes vari\u00e9es (du texte au son en passant par l&rsquo;image). Enfin, \u00e0 partir de la forme du diagramme (Brian Bilston, \u00ab\u00a0Two paths diverged\u00a0\u00bb, 2015) et de la notation Laban destin\u00e9e \u00e0 la chor\u00e9graphie, l&rsquo;exploration des modalit\u00e9s d&rsquo;\u00e9critures \u00e0 destination des robots, seuls ou en essaims, s&rsquo;est poursuivie jusqu&rsquo;\u00e0 la d\u00e9finition des COCOCOCO, les collectifs d&rsquo;objets \u00e0 comportements (Olivain porry, \u00ab\u00a0Toasters\u00a0\u00bb, 2018) et du vocabulaire graphique permettant leur conception et r\u00e9alisation.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>22-23 : saison 1<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Cette ann\u00e9e, c\u2019est l\u2019\u00e9criture qui a retenu notre attention pour interroger nos outils et nos pratiques \u2013 mais une \u00e9criture qui passe par d\u2019autres moyens et supports que ceux qui nous sont habituels. Nous avons ainsi propos\u00e9 \u00e0 des artistes et des chercheurs\u00b7euses de venir nous parler de travaux qu\u2019elles\u00b7ils con\u00e7oivent comme relevant de l\u2019\u00e9criture. Ce s\u00e9minaire aura lieu un jeudi par mois \u00e0 partir d\u2019octobre, de 10h \u00e0 13h \u00e0 la Citadelle de l\u2019Universit\u00e9 de Picardie Jules Verne (Amiens). Voici le programme des s\u00e9ances d\u2019<em>Ecrire avec\u2026<\/em> :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>jeudi 20 octobre 2022, 10h-13h, salle E205 : \u00e9crire avec du d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit \u2013 Fr\u00e9d\u00e9ric Forte<\/li>\n\n\n\n<li>jeudi 17 novembre 2022, 10h-13h,&nbsp;salle E205 : \u00ab&nbsp;Sans lire je ne vois rien&nbsp;\u00bb \u2013 Anne-Lise Broyer<\/li>\n\n\n\n<li>jeudi 15 d\u00e9cembre 2022, 10h \u00e0 13h,&nbsp;salle E205 : les transports de la lettre \u2013 Thierry Davila<\/li>\n\n\n\n<li>jeudi 2 f\u00e9vrier 2023, 10h \u00e0 13h, salle F111 : \u00e9crire avec le paysage &#8211; Alexandre Koutchevsky<\/li>\n\n\n\n<li>jeudi 6 avril 2023,10h \u00e0 13h, salle F111 : \u00e9crire avec la voix &#8211; Violaine Lochu<\/li>\n\n\n\n<li>jeudi 1er juin 2023, 10h \u00e0 13h, salle F111 &#8211; Volmir Cordeiro<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>S\u00e9minaire port\u00e9 et organis\u00e9 par Sally Bonn et Guillaume Pin\u00e7on<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Premi\u00e8re s\u00e9ance, jeudi 20 octobre 2022 : \u00e9crire avec du d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit, Fr\u00e9d\u00e9ric Forte<\/strong><br>Les repr\u00e9sentations classiques de la litt\u00e9rature nous renvoient, bien s\u00fbr, \u00e0 l\u2019image de l\u2019auteur inspir\u00e9 qui joue de sa culture, de sa sensibilit\u00e9, de son imagination pour cr\u00e9er des textes \u00ab&nbsp; \u00e0 partir de rien \u00bb. Mais il existe, et a de tous temps exist\u00e9, (du centon po\u00e9tique \u00e0 \u00ab l\u2019\u00e9criture sans \u00e9criture \u00bb en passant par le cut-up ou le caviardage) des pratiques litt\u00e9raires et po\u00e9tiques o\u00f9 l\u2019\u00e9criture est affaire de pr\u00e9l\u00e8vement, recyclage, d\u00e9tournement de textes pr\u00e9-existants, qu\u2019ils soient eux-m\u00eames \u0153uvres po\u00e9tiques \/ litt\u00e9raires ou mat\u00e9riaux moins \u00ab nobles \u00bb saisi dans notre environnement satur\u00e9 d\u2019\u00e9crits. C\u2019est autour de ces objets que nous r\u00e9fl\u00e9chirons.<\/p>\n\n\n\n<p>Fr\u00e9d\u00e9ric Forte, n\u00e9 en 1973 \u00e0 Toulouse, vit aujourd\u2019hui \u00e0 Paris. Depuis 2005, il est membre de l\u2019Oulipo. Marqu\u00e9 tr\u00e8s t\u00f4t par l\u2019\u0153uvre de Raymond Queneau, il s\u2019est tourn\u00e9 vers la po\u00e9sie en 1999 apr\u00e8s avoir jou\u00e9 de la basse \u00e9lectrique dans des groupes de rock. Il co-dirige actuellement le Master de Cr\u00e9ation litt\u00e9raire du Havre. De la pratique, qui para\u00eet ce mois-ci est son sixi\u00e8me titre publi\u00e9 aux \u00e9ditions de l\u2019Attente.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Deuxi\u00e8me s\u00e9ance, jeudi 17 novembre 2022 : \u00ab&nbsp;Sans lire je ne vois rien&nbsp;\u00bb, Anne-Lise Broyer<\/strong><br>Photographier est une suite de gestes tout en sachant que dans le geste le plus spontan\u00e9, loge une m\u00e9moire. Parfois la photographie a lieu d\u2019abord derri\u00e8re l\u2019\u0153il, elle s\u2019y mature et bascule devant la r\u00e9tine juste un court instant, le temps de la prise de vue. Elle na\u00eet d\u2019abord \u00e0 la lumi\u00e8re de la pens\u00e9e et du savoir. La lumi\u00e8re ext\u00e9rieure solaire ou \u00e9lectrique n\u2019agirait finalement que comme le r\u00e9v\u00e9lateur de cette image mentale. Parfois encore, derri\u00e8re chaque photographie se cache beaucoup de d\u00e9sirs d\u2019\u00e9criture. Chaque image fait appel \u00e0 la m\u00e9moire d\u2019autres images ou de lectures et l\u2019important, peut-\u00eatre, est-il de s\u2019interroger sur le retour de cette m\u00e9moire dans le pr\u00e9sent.&nbsp;<br>Un lieu connu pour son espace litt\u00e9raire, se met \u00e0 vibrer, autrement que n\u2019importe quel autre lieu.<br>De cette langue de l\u2019\u0153il, nous parlerons.<br><strong>\u00ab<\/strong> <strong>Je vous ai vu(e), de mes yeux vu, d\u00e9faillir&#8230; au ralenti <strong>\u00bb<\/strong><\/strong> : <strong>atelier<\/strong><br>Force est de constater que le monde vacille, pand\u00e9mie, crise \u00e9conomique, guerre dans de nombreux territoires, probl\u00e8mes migratoires, urgence \u00e9cologique&#8230; Ce vers de la chanson \u00abBleu bac\u00bb \u00e9crite par Myriam Boisaubert (po\u00e8te et artiste), compos\u00e9e et interpr\u00e9t\u00e9e par Rodolphe Burger, met le double accent sur les dimensions de regard et de temps qu\u2019il faudra installer dans une ou plusieurs photographies. Vous devrez donc construire une, deux, trois\u2026 photographies in\u00e9dites sur cette notion de basculement du monde, d\u2019une faille visible qui le fragilise et le fait vaciller. Cette th\u00e9matique peut \u00eatre abord\u00e9e d\u2019un point de vue int\u00e9rieur, intime, po\u00e9tique ou plus objectif selon un angle documentaire&#8230;<br>Venez le 17\/11 avec votre petit corpus, il composera une sorte de grammaire de formes avec laquelle nous \u00e9crirons.<\/p>\n\n\n\n<p>Anne-Lise Broyer poursuit depuis plus de 20 ans un travail photographique singulier pouvant se r\u00e9sumer comme une exp\u00e9rience de la litt\u00e9rature par le regard en nouant tr\u00e8s intimement lecture et surgissement d&rsquo;une image, \u00e9criture et photographie comme en t\u00e9moignent ses nombreuses \u00e9ditions partag\u00e9es avec Pierre Michon, Bernard No\u00ebl, Colette Fellous, Yannick Haenel, Jean-Luc Nancy, Suzanne Doppelt, Mathilde Girard, L\u00e9a Bismuth, Muriel Pic\u2026 Elle questionne \u00e9galement les zones de frottements et d\u2019intersection entre la photographie argentique et le dessin \u00e0 la mine graphite directement sur le tirage afin d\u2019atteindre une zone de trouble dans la perception.<br>En mariant ces deux gestes, en reliant l\u2019\u0153il \u00e0 la main, c\u2019est une nouvelle langue qui s\u2019invente. Anne-Lise Broyer cr\u00e9e ainsi des situations visuelles qui renvoie continuellement \u00e0 l\u2019image photographique et \u00e0 son histoire technique.<br>Ses ouvrages sont publi\u00e9s aux \u00e9ditions Filigranes, Nonpareilles, Verdier et Loco. Elle expose r\u00e9guli\u00e8rement en France et \u00e0 l\u2019\u00c9tranger.<br>Son travail est repr\u00e9sent\u00e9 par la 110 Galerie \u00e0 Paris.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Troisi\u00e8me s\u00e9ance, jeudi 15 d\u00e9cembre 2022 : les transports de la lettre, Thierry Davila<\/strong><br>La lettre \u2013 et le texte \u2013 ont connu nombre de transports \u2013 de d\u00e9placements \u2013 plastiques dans l\u2019histoire. Il s\u2019agira, \u00e0 travers un certain nombre d\u2019exemples allant des notes de Marcel Duchamp aux alphabets performatifs modernes et actuels, en passant par la marche comme processus de d\u00e9territorialisation du signe et de la trace, de proposer un parcours subjectif et condens\u00e9 \u00e0 partir d\u2019\u0153uvres paradigmatiques de cette question. Ou comment des it\u00e9rations produisent des it\u00e9rations.<\/p>\n\n\n\n<p>Thierry Davila est philosophe de formation (DEA de philosophie antique \u2013 universit\u00e9 Paris IV) et historien de l\u2019art (docteur en histoire de l\u2019art \u2013 EHESS, Paris \u2013, habilit\u00e9 \u00e0 diriger des recherches \u2013 ENS, Lyon). Conservateur au MAMCO de Gen\u00e8ve, il a publi\u00e9 une dizaine d\u2019ouvrages d\u2019histoire et de th\u00e9orie de l\u2019art. Il a tout r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 le commissaire de l\u2019exposition <em>Singuliers <\/em>(Imec, 8 juin-23 octobre 2022). Son ouvrage <em>Franz Erhard Walther : l\u2019usage de la forme. Les ann\u00e9es fondatrices (1954-1972)<\/em> est \u00e0 para\u00eetre en 2023 aux \u00e9ditions La lettre vol\u00e9e (Bruxelles).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quatri\u00e8me s\u00e9ance, jeudi 2 f\u00e9vrier 2023 : \u00e9crire avec le paysage, Alexandre Koutchevsky<\/strong><br>Apr\u00e8s un temps de pr\u00e9sentation des grands principes du th\u00e9\u00e2tre-paysage, nous irons les tester dans le paysage le plus proche, celui de la Citadelle.<br>Comment faire th\u00e9\u00e2tre avec ce qui existe, ce qui se donne autour de nous? Les questions d&rsquo;apparition et de disparition, de proche et de lointain, entre autres, pourront servir d&rsquo;appui pour cette petite exp\u00e9rience.<br>Afin d&rsquo;avoir plus de temps dans le paysage, je demanderai aux participants d&rsquo;\u00e9crire deux courts textes \u00e0 partir de consignes qui leur seront envoy\u00e9es en amont. L&rsquo;id\u00e9al serait de savoir par c\u0153ur un des deux textes le 2 f\u00e9vrier afin de pouvoir se consacrer pleinement \u00e0 l&rsquo;articulation corps\/texte\/paysage.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Consignes d&rsquo;\u00e9criture<\/strong><br><strong>Texte 1 : Anc\u00eatres<\/strong><br>Prenez un temps pour penser \u00e0 vos anc\u00eatres (de vos grands-parents jusqu&rsquo;\u00e0 aussi loin que vous voulez).<br>\u00c9crivez 7 phrases commen\u00e7ant toutes par \u00ab\u00a0Celui qui\u00a0\u00bb ou bien \u00ab\u00a0Celle qui\u00a0\u00bb ou bien \u00ab\u00a0Celles qui\u00a0\u00bb ou bien \u00ab\u00a0Ceux qui\u00a0\u00bb, ayant \u00e0 chaque fois pour sujet un de vos anc\u00eatres, r\u00e9el ou invent\u00e9.<br>Les phrases ne doivent pas \u00eatre trop longues (maximum une ligne et demi environ). Elles peuvent \u00eatre tr\u00e8s courtes. Pass\u00e9, pr\u00e9sent, autre&#8230; utilisez le temps que vous souhaitez.<br>Exemples :<br>Celle qui arrivait toujours sans crier gare.<br>Celui qui traverse l&rsquo;Atlantique \u00e0 six ans.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Texte 2 : Autoportrait<\/strong><br>Je suis l&rsquo;enfant qui a donn\u00e9 ses yeux \u00e0 un petit Am\u00e9ricain.<br>On ne m&rsquo;a pas demand\u00e9 mon avis.<br>Je ne suis pas tr\u00e8s beau.<br>Excusez-moi.<br>(Roland Fichet, <em>Yeux<\/em>, extrait de <em>Micropi\u00e8ces<\/em>, \u00e9ditions Th\u00e9\u00e2trales.)<\/p>\n\n\n\n<p>Je suis le\/la\/l&rsquo; <strong>&#8230;<\/strong> qui <strong>&#8230;&nbsp; <\/strong>.<br>On <strong>&#8230; <\/strong>.<br>Je <strong>&#8230; <\/strong>.<br>Excusez-moi.<\/p>\n\n\n\n<p>A partir de la structure ci-dessus &#8211; la charpente mise \u00e0 nu &#8211; de cette micropi\u00e8ce de Roland Fichet, \u00e9crivez votre autoportrait en compl\u00e9tant les phrases (\u00e0 l&rsquo;endroit des points de suspension).<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 form\u00e9 au Th\u00e9\u00e2tre de Folle Pens\u00e9e \u00e0 Saint-Brieuc et \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Rennes, Alexandre Koutchevsky est aujourd&rsquo;hui auteur et metteur en sc\u00e8ne au sein de Lumi\u00e8re d&rsquo;ao\u00fbt, compagnie th\u00e9\u00e2trale\/collectif d&rsquo;auteurs, install\u00e9e \u00e0 Rennes.<br>En tant que metteur en sc\u00e8ne, il a d\u00e9velopp\u00e9 depuis 2007 un projet de Th\u00e9\u00e2tre-paysage, intitul\u00e9 <em>Ciel dans la ville, <\/em>sur les territoires a\u00e9roportuaires de Rennes, Bamako, Ouagadougou et Brazzaville. La pi\u00e8ce&nbsp;<em>Blockhaus, <\/em>qu&rsquo;il a cr\u00e9\u00e9e en 2014,&nbsp;se joue face aux bunkers du Mur de l&rsquo;Atlantique. En 2017 il cr\u00e9e <em>Mgoulsda yamb depuis Ouaga<\/em>, \u00e9crit avec Aristide Tarnagda, et&nbsp;<em>\u00c7a s&rsquo;\u00e9crit T-C-H<\/em>, deux pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre-paysage centr\u00e9es sur la langue et l&rsquo;h\u00e9ritage. <em>Blockhaus<\/em>, <em>Mgoulsda yamb depuis Ouaga<\/em>, et <em>\u00c7a s&rsquo;\u00e9crit T-C-H<\/em> sont soutenus par la charte ONDA d&rsquo;aide \u00e0 la diffusion de 2018 \u00e0 2021. <em>Rivages<\/em> cr\u00e9\u00e9 en 2021, spectacle en r\u00e9sonance avec le commerce triangulaire, se d\u00e9roule sur les rivages de France.<br>Pour l&rsquo;\u00e9criture de <em>Blockhaus<\/em> et <em>Rivages,<\/em> il a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de bourses de cr\u00e9ation du Centre National du Livre.<br>Ses pi\u00e8ces ont \u00e9t\u00e9 mises en sc\u00e8ne notamment par Jean Boillot, Charlie Windelschmidt, Gilles le Moher, Marine Bachelot Nguyen, Charline Grand. Trois de ses textes ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 mis en ondes sur France Culture&nbsp;et ont re\u00e7u plusieurs prix.&nbsp;Auteur d&rsquo;une th\u00e8se de doctorat sur les \u00e9critures th\u00e9\u00e2trales br\u00e8ves, il anime de nombreux ateliers de th\u00e9\u00e2tre et d&rsquo;\u00e9criture en relation avec les paysages (laboratoire Elan des R\u00e9cr\u00e9\u00e2trales de Ouagadougou, Praticables au Mali, CEAD et Universit\u00e9s au Qu\u00e9bec, Lama de Folle Pens\u00e9e, Ecole d&rsquo;architecture de Nantes&#8230;). Ses pi\u00e8ces sont publi\u00e9es \u00e0 l&rsquo;Entretemps&nbsp;: <strong>Les Morts qui touchent<\/strong> (2011), <strong>Blockhaus <\/strong>(2015). Son manifeste de <strong>Th\u00e9\u00e2tre-paysage <\/strong>est publi\u00e9 aux \u00e9ditions des Deux corps (2011). <strong>\u00c7a s&rsquo;\u00e9crit T-C-H<\/strong> et <strong>Mgoulsda yamb depuis Ouaga<\/strong> (2018), <strong>Rivages<\/strong> (printemps 2023) aux \u00e9ditions Deuxi\u00e8me \u00e9poque.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Cinqui\u00e8me s\u00e9ance, jeudi 6 avril 2023 : Archivox, Violaine Lochu<\/strong><br>Lors de la premi\u00e8re partie de son intervention, Violaine Lochu pr\u00e9sentera son travail qui est une exploration de la voix et du langage comme vecteurs de rencontre et de m\u00e9tamorphose. Sa pratique artistique, se d\u00e9ploie entre les champs de l\u2019art contemporain, de la musique exp\u00e9rimentale et de la po\u00e9sie sonore, cr\u00e9e des passerelles entre les \u00e9poques, les milieux, les cultures savantes et populaires. Dans un second temps, elle proposera un atelier de sensibilisation autour de la voix, de l&rsquo;\u00e9coute collective et de l&rsquo;improvisation, notions au c\u0153ur de sa d\u00e9marche.<\/p>\n\n\n\n<p>Laur\u00e9ate du prix Aware 2018 et du prix de la performance 2017 du Salon de la Jeune Cr\u00e9ation, Violaine Lochu a perform\u00e9 entre autres au Centre Pompidou, au Palais de Tokyo, lors de Parade for FIAC 2017, au Jeu de Paume, au Kunstverein de Munich (Allemagne), au Centre d\u2019Art Contemporain de Gen\u00e8ve (Suisse), aux festivals Playground (Belgique), Ars Poetica (Slovaquie), Performative (Italie), au th\u00e9\u00e2tre le 4e art de Tunis\u2026 Son travail a \u00e9t\u00e9 expos\u00e9 lors de nombreuses expositions collectives notamment au MAC Lyon, MAC VAL, au Ferenczi museumi centrum (Hongrie), au Centre \u00e0 Cotonou (B\u00e9nin), \u00e0 la Galerie GAMU \u00e0 Prague (R\u00e9publique Tch\u00e8que) au Centre d\u2019art B\u00e9tonsalon et \u00e0 la Justina M. Barnicke Gallery \u00e0 Toronto (Canada). La Villa Arson \u00e0 Nice, le Mus\u00e9e National Pablo Picasso de Vallauris, le FRAC MECA Aquitaine \u00e0 Bordeaux, Carpintarias de Sao Lazaro \u00e0 Lisbonne (Portugal), L&rsquo;Institut Fran\u00e7ais de Cotonou (B\u00e9nin) ont accueilli ses expositions personnelles ou duo shows en collaboration avec d&rsquo;autres artistes (chor\u00e9graphes, sculpteurs, musiciens&#8230;).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sixi\u00e8me s\u00e9ance, jeudi 1er juin 2023 : Volmir Cordeiro<\/strong><br>\u00c9crire avec les savoirs extra-cognitifs, avec les savoirs du corps et les saveurs de l\u2019intuition. \u00c9crire avec d\u2019autres artistes, en regardant leurs cr\u00e9ations et en les faisant des sources sensibles pour un certain formalisme discursif (production de sens). \u00c9crire \u00e0 partir d\u2019un principe qui dit que \u00ab&nbsp;tout peut servir&nbsp;\u00bb&nbsp;: un peu de hasard, un peu de jeu, un peu de th\u00e9orie, un peu de po\u00e9sie. \u00c9crire avec ce qui reste d\u2019un processus chor\u00e9graphique, pour r\u00e9activer des sources pas suffisamment v\u00e9cues, pour chercher la d\u00e9rision d\u2019un souvenir, pour remonter la m\u00e9moire, pour programmer un&nbsp;\u00e9tat de corps et l\u2019apparition d\u2019un geste.<\/p>\n\n\n\n<p>Chor\u00e9graphe, danseur et chercheur br\u00e9silien, Volmir Cordeiro est d\u2019abord interpr\u00e8te pour plusieurs chor\u00e9graphes avant de cr\u00e9er, au sein de sa compagnie Donna Volcan, ses propres spectacles \u00e0 partir de 2012 : le cycle de soli <em>Ciel<\/em>, <em>In\u00eas<\/em> et <em>Rue<\/em> puis la pi\u00e8ce pour quatre danseurs <em>L\u2019\u0152il, la bouche et le reste<\/em> ainsi qu\u2019une exposition vid\u00e9o du m\u00eame titre autour des po\u00e9tiques du visage dans l\u2019histoire de la danse, puis <em>Trottoir<\/em> en 2019 et <em>M\u00e9tropole<\/em> en 2021 (cr\u00e9\u00e9 \u00e0 Points communs). Il enseigne r\u00e9guli\u00e8rement dans des \u00e9coles de formation chor\u00e9graphique et signe l\u2019ouvrage \u00ab Ex-Corpo \u00bb, consacr\u00e9 aux figures de la marginalit\u00e9 en danse contemporaine et \u00e0 la notion d\u2019artiste-chercheur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"A partir du d\u00e9but d\u2019\u00e9nonc\u00e9 suivant \u2013 \u00c9crire avec\u2026, ce s\u00e9minaire propose \u00e0 des artistes et\/ou chercheurs.euses de pr\u00e9senter leurs travaux sous l\u2019angle d\u2019une \u00e9criture qui ne passe pas par les modalit\u00e9s textuelles habituelles.\nPour la prochaine s\u00e9ance qui aura lieu le vendredi 29 mai 2026, nous recevrons la metteuse en sc\u00e8ne br\u00e9silienne Janaina Leite.","protected":false},"author":4,"featured_media":722,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_EventAllDay":false,"_EventTimezone":"","_EventStartDate":"","_EventEndDate":"","_EventStartDateUTC":"","_EventEndDateUTC":"","_EventShowMap":false,"_EventShowMapLink":false,"_EventURL":"","_EventCost":"","_EventCostDescription":"","_EventCurrencySymbol":"","_EventCurrencyCode":"","_EventCurrencyPosition":"","_EventDateTimeSeparator":"","_EventTimeRangeSeparator":"","_EventOrganizerID":[],"_EventVenueID":[],"_OrganizerEmail":"","_OrganizerPhone":"","_OrganizerWebsite":"","_VenueAddress":"","_VenueCity":"","_VenueCountry":"","_VenueProvince":"","_VenueState":"","_VenueZip":"","_VenuePhone":"","_VenueURL":"","_VenueStateProvince":"","_VenueLat":"","_VenueLng":"","_VenueShowMap":false,"_VenueShowMapLink":false,"footnotes":""},"categories":[2,17,19,18,6],"tags":[],"class_list":["post-1067","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-crae","category-events","category-archives","category-dernieres-actus","category-ogre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/crae\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1067","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/crae\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/crae\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/crae\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/crae\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1067"}],"version-history":[{"count":67,"href":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/crae\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1067\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2336,"href":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/crae\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1067\/revisions\/2336"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/crae\/wp-json\/wp\/v2\/media\/722"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/crae\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1067"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/crae\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1067"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.u-picardie.fr\/crae\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1067"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}