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Sciences Humaines et Sociales
Université de Picardie Jules Verne

CORPUS Seminar 2019-2020 - In search of Britain

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Actualité le 04-03-2020

Séminaire de recherche en civilisation britannique, organisé par Marie Ruiz et Mélanie Torrent, le mercredi (17h-18h30), à l'Université de Picardie-Jules Verne, salle E002, site de la Citadelle, 10, rue des Français Libres.


Sarah Pickard (Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle) – 23 September 2020

“The political repression and criminalisation of youth-led protest in contemporary Britain”

This intervention deals with developments in State mechanisms attempting to repress youth-led protest and quieten young dissenting voices. Governments have sought to prevent and criminalise young people’s dissent as part of a securitisation process involving restrictive legislation, forceful policing and increased monitoring of protesters. These measures have created legislative, physical, psychological and electronic barriers to protest for young people. The paper first provides a synopsis of changes to the legislative framework regarding protests in Britain that is increasingly authoritarian. It then documents the militarisation of policing tools, methods and strategies. Last, there is a discussion on the impact of repressive measures on public protest and mainstream media representations of young protesters that inevitably affect the mobilisation of young people in their democratic right to protest.

Emmanuel Roudaut (Sciences Po Lille) – 14 October 2020

“From hounded ‘evil men’ to LGBTI campaigns for equal rights. Changing attitudes to same-sex relationships in Britain since the 1950s: a tentative assessment”

Yasmin Khan (University of Oxford) – 2 December 2020

Stéphanie Prévost (Université de Paris) – 20 January 2021

“Le secours britannique au moment des massacres hamidiens : vers une reconceptualisation de l’aide humanitaire ? 1895-1898”

L’aide humanitaire apportée aux Arméniens ottomans rescapés des massacres hamidiens (1894-1896) reste sous-étudiée et demeure quasi absente des études sur ce que la littérature appelle « l’humanitaire moderne » qu’on fait désormais remonter nettement en amont de la Première guerre mondiale. Outre que les massacres hamidiens demeurent parfois encore dans l’ombre des études sur le génocide arménien de 1915 et que la focale a longtemps été sur le nombre de victimes (qu’on situe aujourd’hui dans une fourchette d’entre 250 000-300 000 morts) plutôt que sur les survivants, il est une autre raison pour ce quasi-silence historiographique propre au champ de l’humanitaire. En effet, comme le dénonçait déjà Brendan Simms et David J.B. Trim dans leur opus Humanitarian Intervention: a History paru en 2011, l’histoire de l’aide humanitaire est trop souvent confondue avec celle de l’intervention humanitaire, envisagée du point de vue des Etats qui décident de porter assistance, avec ou non un éventuel recours à la force, au titre d’un « droit » d’ingérence humanitaire. Or, comme le fait très justement remarquer Davide Rodogno dans son étude Against Massacre: Humanitarian Interventions in the Ottoman Empire, 1815-1914 (2011), le Concert européen, alors organe de gouvernance européenne qui réunissait la France, le Royaume-Uni, la Russie, l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Italie, ne put se mettre d’accord sur une intervention au nom de l’humanité pour venir en aide aux Arméniens. Ainsi, cette conférence postulera que plus qu’inexistante, cette aide humanitaire était en réalité hors-cadre. On argumentera que pourtant, la reconceptualisation radicale de l’aide humanitaire que les acteurs (relief workers) en proposent font de cet épisode un moment-pivot dans l’histoire de l’humanitaire. Privilégiant une entrée par les acteurs, cette conférence s’intéressera à l’International Committee at Constantinople, l’organe d’une collaboration transnationale méconnue et d’ampleur inédite, qui fut mise en place par l’ambassadeur britannique à Constantinople, Sir Philip Currie. Faisant collaborer entre eux, hors de toute convention inter-étatique, des acteurs consulaires de différentes nationalités, des acteurs du secours essentiellement britanniques et américains (notamment missionnaires) et des relais dans les communautés arméno-ottomanes locales, cette entreprise était hors normes. Elle contrevenait également à la compréhension traditionnelle des fonctions ambassadoriales, puisque c’était traditionnellement aux consuls d’apporter l’aide caritative aux ressortissants nationaux en pays étrangers. S’inventant un nouveau rôle, Currie entendait également repenser la portée et le sens de l’aide humanitaire internationale, n’hésitant pas à bafouer l’engagement pris auprès des caisses de secours britanniques et américaines afin de mettre en place ce qu’il conviendrait d’appeler une émigration humanitaire massive (au moins 40 000 personnes sur un flot de réfugiés dont on ignore le nombre précis, mais qui oscillerait entre 100 et 150 000) – phénomène presque totalement absent des études sur les crises études migratoires. Cette conférence s’attachera ainsi à poser les jalons de cette histoire inédite, sans bien sûr en passer sous silence les ambiguïtés qui révèlent en filigrane un impérialisme humanitaire latent.


Contacts: marie.jose.ruiz@u-picardie.fr - melanie.torrent@u-picardie.fr
Website: https://searchofbritain.wordpress.com

Informations pratiques

  • le 04-03-2020
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