Puys Notre-Dame

Le mécénat artistique de la
Confrérie Notre-Dame du Puy d'Amiens

au Musée de Picardie

 

a Confrérie Notre-Dame du Puy d'Amiens peut être rapprochée des innombrables compagnies qui, au Moyen ge et sous l'Ancien Régime, ont fleuri en France sous des formes variées. On doit cependant insister sur la longévité remarquable de la société amiénoise (née en 1388, elle perdure jusqu'à l'extrême fin du XVIIe siècle), comme sur la singularité de ses statuts.

ais ce qui distingue, sans conteste, cette confrérie de ses semblables c'est certainement avant tout l'abondante production d'oeuvres d'art qu'elle a suscité ; de 1452 (année suivant celle de la promulgation des nouveaux statuts obligeant chaque maître à faire exécuter un tableau) à 1686 (date du dernier mécénat artistique connu, peu de temps avant la "disparition" de la société qui peut être située juste après 1693, année de l'ultime devise palinodale), les maîtres de la Confrérie ont disposé de plus de deux siècles pour faire exécuter chaque année, presque systématiquement, une oeuvre d'art, témoignage de leur dévotion mariale.

a durée exceptionnelle de ce mécénat artistique, qui traduit les transformations du goût sur plus de deux siècles, fait évidemment de la Confrérie Notre-Dame du Puy d'Amiens un cas unique parmi les sociétés portant le même nom (comme celle d'Abbeville, qui n'a produit des oeuvres que très ponctuellement, ou celle de Rouen, limitée à la seule création poétique) ou les associations équivalentes également génératrices d'oeuvres d'art (rappelons que les fameux "Mays" de Notre-Dame de Paris ne s'échelonnent qu'entre 1630 et 1707).

 

Notre-Dame d'Amiens